Comment bien cadrer ses missions de freelance ?

Chris-Chaulvet-gestion-cadrer-missions-client-freelance

Consultant digital et développeur freelance depuis sa première année d’étude à EpitechChris Chaulvet réalise des missions pour des clients divers (pures-players, startups, fonds d’investissements…), tout en assurant une gestion de projet agile.

Comment bien établir un cahier des charges ? Comment éviter certains pièges ? Faut-il établir des règles de communication avec le client ? L’équipe Malt lui a posé quelques questions sur ces sujets !

D’après ton expérience, quelle est l’erreur classique lors de l’établissement du cahier des charges ?

D’après ce que j’ai pu voir, l’erreur la plus courante est une mauvaise expression du besoin par le client. Le client et le freelance ne vont alors pas comprendre la même chose. Ce sont souvent des petits détails, mais ils font perdre du temps à tout le monde. En plus, en général, le client ne revient pas en arrière et n’accepte pas forcément de rajouter du temps supplémentaire.

Comment éviter cela alors ?

Personnellement, quand j’établis un cahier des charges, j’essaye de tout définir à la lettre avec des captures d’écran, des scénarios… Déjà, parce que cela me permet de mieux comprendre le projet mais aussi pour servir de « preuve » en cas de litige.

Comment établies-tu les conditions de paiements ?

Je les établis par rapport à mon prévisionnel, mon fonds de roulement… J’inclus aussi la durée du projet. Par exemple, si le projet dure trois mois et si le client m’impose un paiement à + 30 jours, je ne recevrais l’argent que quatre mois après le début de la mission. C’est vraiment en fonction de ma trésorerie que je peux amener de la souplesse financière au client, et non l’inverse !

Et pour bien communiquer avec le client, quels sont les outils que tu privilégies ?

Avant tout, le téléphone ! J’utilise aussi Teamviewer, Google Doc, Hangouts… Je m’adapte au client, selon ses connaissances. Mais j’essaie toujours de garder les outils que je maîtrise le mieux pour apprendre au client à les utiliser. Mon but, c’est d’apprendre au client à faire la gestion de projet parce qu’il doit être pro-actif pour répondre à mes questions, m’apporter des solutions…

Pour conclure, si tu devais donner trois conseils essentiels pour la gestion client, quels seraient-ils ?

Prendre du recul sur les conditions de paiement pour pouvoir se protéger financièrement. Cela évite des mois où l’on ne peut pas se payer, où les journées sont à rallonge pour rattraper le retard financier…

Prêter attention à la partie gestion de projet. Personnellement, je me fixe une journée par semaine pour rappeler le client afin de faire le point sur les échéances à venir et lui faire valider les tickets.

Faire attention juridiquement sur la protection des données, les accords de confidentialité… Il ne faut pas hésiter à faire appel à un cabinet d’expertise juridique, si besoin.

Pour moi, ce sont vraiment les trois points essentiels qu’il faut retenir :)

Et vous, avez -vous d’autres conseils à partager pour bien cadrer ses missions ?

3 réflexions sur « Comment bien cadrer ses missions de freelance ? »

  1. Merci pour ce partage. Pour vous, qu’est ce qui fait (foi) qu’un projet terminé (selon vous) est terminé (selon le client) ? Avez-vous une procédure de recette de projet avec vos clients (pour éviter les litiges a posteriori par exemple) ?

    1. Intéressé également par la question.

      – Le client provisionne le montant de la mission.
      – Le freelance indique avoir terminé la mission après x jours de travail.
      – Le client ne débloque pas le paiement en marquant la mission comme « terminée » pour une raison x ou y.

      Quel recours ?

      Si quelqu’un d’Malt pouvait nous répondre, ça serait utile à tout le monde :-)

  2. « Prendre du recul sur les conditions de paiement »
    Bonjour, je reprends cette phrase de l’article car, pardonnez-moi, mais elle ne signifie rien. Concrètement l’argent est le point central de toute mission. Le délai de paiement est sûrement encore plus crucial. Dans toute mission de développement les motifs de retard sont très nombreux et oui, les missions payées à 3 ou 4 mois après leur démarrage, comme l’explique cet article, sont les plus nombreuses. Pour cette raison je défends le principe du règlement d’un acompte de 30% à la commande, pas facile à faire passer et non prévu dans le processus Malt. Sans acompte on doit multiplier les missions pour maintenir un apport régulier d’argent, on se charge, on s’éparpille, on est moins performant.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *