Malt vous fait entrer au CAC 40

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Organiser son travail : comment certaines personnes font en 24h plus que la plupart d’entre nous en une semaine ?

Cet article est une traduction libre d’un article de Suzanne Gelb publié sur le site The Muse.

Pourquoi les entreprises travaillent-elles avec des freelances ?

Cet article est un résumé libre et en Français d’un article trouvé sur Forbes et écrit par Jacob Morgan, que vous pouvez lire en V.O. ici

Le nombre de freelances continue d’augmenter, mais cette croissance n’aurait pas lieu si partout dans le monde, les entreprises n’avaient pas de plus en plus régulièrement besoin de freelances. Ce n’est pas simplement le fait de l’augmentation du nombre de travailleurs qui ont décidé de se lancer en indépendants, c’est le résultat de deux facteurs : les entreprises qui ont besoin de travail et d’experts « à la demande » et du nombre croissant d’indépendants qui proposent leurs services.

Commençons par le début : pourquoi les entreprises ont-elles besoin de freelances ? Beaucoup d’entreprises partout dans le monde utilisent des milliers de freelances chaque jour. Dans certaines, le nombre de freelances est même supérieur au nombre d’emplois de type CDI. Mais on n’en parle peu, que ce soit dans les médias ou ailleurs et la plupart des gens n’ont aucune idée de cette réalité.

C’est une tendance qui passionne Jacob Morgan, il en explique les causes dans cette video :

Dans cette vidéo, il met en avant 4 raisons principales pour lesquelles les entreprises travaillent avec des freelances :

  • Meilleures compétences : Parce qu’elles peuvent tester les compétences de plusieurs personnes sur un même projet ou un même besoin, sans engagement, quitte à s’engager ensuite à plus longue durée avec le meilleur.
  • Une solution adaptée à une croissance rapide : Parce que des entreprises qui grossissent rapidement ont besoin d’équipes « ad-hoc » pour gérer leurs nouveaux projets et les mettre en place rapidement.
  • Economie : Parce qu’on ne paye une personne que si on a besoin d’elle et on diminue donc les coûts.
  • Plus de choix : Parce qu’on a accès à beaucoup plus de talents de cette façon : un freelance peut travailler à distance, on a potentiellement accès aux meilleures compétences partout dans le monde à tout instant.

La tendance est évidente, mais on communique peu dessus dans les médias. Pourtant, elle provoque d’énormes changements dans le travail traditionnel.

Crédit photo : pexels.com

Nouveau monde, nouvelles règles: comment travaille-t-on au XXIe siècle ?

Cet article est une traduction libre d’un article lu sur Fastcompany que nous avons trouvé particulièrement intéressant.

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Vous pouvez oublier tout ce que vous savez sur le monde du travail : aujourd’hui les règles ont changé. On travaille de plus en plus partout et nulle part. Le travail se confond dans nos vies privées tout en disparaissant peu à peu comme s’il n’était plus qu’une discrète activité, partie intégrante de notre vie quotidienne.

Les anciennes règles du travail s’appliquaient au monde du travail d’avant, celui des usines et des bureaux, un monde d’emplois « standards » et stables, dans de grandes entreprises, où les carrières suivaient des trajectoires plus ou moins prévisibles. Nouveau monde, nouvelles règles : un monde de flexibilité, de précarité, d’entrepreunariat, où le travail est plus ou moins lié à différents moments, endroits ou employeurs.

John Maynard Keynes, dans un essai écrit en 1931 dont le titre était « Les possibilités économiques pour nos petits-enfants » avait prédit cette évolution : « L’homme fera face à un problème permanent : comment conserver sa liberté face aux pressions économiques, comment occuper son temps libre, quelles sciences et quels groupements d’intérêts lui permettront de vivre agréablement ? »

Nous y sommes dans ce futur ! Et alors que les avancées technologiques qu’il avait prévues s’avèrent, l’utopie « post-travail », elle, n’est jamais arrivée. Comment vivre dans un monde ou chaque instant, y compris, nos moments de sommeil et de loisirs sont désormais colonisés par le travail, la possibilité d’être monétisés et optimisés ?

En bref, quelles sont les nouvelles règles du monde du travail d’aujourd’hui ?

 

Ancienne règle : tu iras tous les jours au travail

Nouvelle règle : tu peux travailler de n’importe, où que tu sois dans le monde.

 

« L’heure de pointe » est un concept en voie de disparition : la croissance de l’affluence sur les lignes du métro de New York se fait désormais en dehors des heures de pointe. Les gens ont laissé tomber les trajets traditionnels matin et soir pour vivre et travailler différemment. Les espaces de co-working fleurissent partout, on parle de 20 000 espaces, soit une multiplication par deux du nombre d’espaces dans le monde depuis 2008. Les politiques de homeworking sont de plus en plus standards parmi les employeurs et le travail à distance est de plus en plus tendance. Automaticc, la boîte derrière WordPress a adopté le 100% à distance, ses employés sont éparpillés partout dans le monde, chez eux ou ailleurs. L’initiative « The Remote year » a permis à 100 travailleurs à distance de passer un mois dans 12 pays différents pendant un an. C’est la technologie qui rend tous ces changements possibles, mais c’est aussi une envie profondément ancrée en chacun de nous : nous voulons vivre notre vie comme nous l’entendons, là où nous nous sentons bien et il y va de même pour notre travail. 

 

Ancienne règle : tu travailleras de 9h à 17h

Nouvelle règle : tu seras disponible 24h sur 24

 

L’avantage, c’est qu’on travaille quand on a envie de travailler, aussi longtemps que son travail est fait dans le respect des deadlines imposées. L’inconvénient, c’est qu’on doit toujours être disponible. Les mêmes écrans qui nous maintiennent en permanence connectés à nos vies personnelles, sont devenus nos outils de travail.

Selon une étude menée par « The American Pschychological Association », plus de la moitié des adultes qui travaillent disent vérifier leurs emails pro au moins une fois par jour pendant le week-end. Environ le même pourcentage consultait aussi leur emails professionnels en dehors des horaires de travail ou pendant leur congés maladie. 44% faisaient de même pendant les vacances et une étude de l’American Time montrait que 34% des employés travaillaient en moyenne un jour de week-end par semaine chaque semaine, contre 43% pour les indépendants ou entrepreneurs.

« Même le sommeil est pris en otage », explique Jonathan Crary dans son livre 24/7 :  Late Capitalism And The Ends Of Sleep, l’américain moyen dort aujourd’hui en moyenne 6h30 par nuit, contre 8h il y a une génération et 10h au début du vingtième siècle. Autre information inquiétante, explique Crary : des recherches récentes montrent que le nombre de personnes qui se réveillent dans la nuit pour vérifier leurs emails est en croissance exponentielle. C’est à nous de mettre les limites.

 

Ancienne règle : tu auras un travail à plein temps et des avantages

Nouvelle règle : tu sauteras d’un projet à un autre.

 

L’année dernière, la place de marché des freelances Elance-oDesk estimait qu’il y avait 53 millions de freelances  aux USA, ce qui représentait 34% de la force de travail. Raison pour laquelle la question polie pour engager une conversation n’est plus « Où est-ce que tu travailles ? », mais « Sur quoi tu travailles ? ».

Tous les freelances veulent obtenir des missions, la « mission » est la nouvelle unité de travail, mais les études montrent qu’environ la moitié des freelances se sentent heureux et épanouis, tandis que l’autre moitié sont stressés et recherchent en réalité un emploi stable. Une étude faite par le syndicat des freelances aux Etats-Unis identifie de nombreux types de freelances : indépendants, travailleurs temporaires, entrepreneurs, artisans, bref, il s’agit d’une population très hétérogène.

 

Ancienne règle : l’équilibre vie perso/vie pro repose sur une séparation des deux univers.

Nouvelle règle : la frontière entre pro et perso disparaît, pour le meilleur et pour le pire.

 

Les entreprises sont obsédées par l’équilibre vie pro, vie perso, explique André Spicer, de la City University à Londres, mais plus les gens en parlent, moins cet équilibre à l’air d’exister  : « les réalités du travail aujourd’hui imposent une disparition entre vie personnelle et travail. On essaye de créer des barrières, mais elles sont constamment supprimées ».

Par exemple, quand des plateformes comme Airbnb ou Uber ont rendu possible la monétisation des appartements et des voitures des particuliers, beaucoup de gens se sont subitement mis à travailler en parallèle comme agence de location ou chauffeurs. Le temps passé avec ses amis est remplacé par du networking, les réseaux sociaux, qui avant étaient utilisés uniquement pour la vie perso sont maintenant une extension de notre CV, un autre moyen de se vendre continuellement.

 

Ancienne règle : tu travailles pour gagner de l’argent, pout faire vivre ta famille

Nouvelle règle : tu travailleras par passion, tu dois « aimer ce que tu fais »

 

Ne dites jamais que « Vous avez juste besoin d’un travail », le mantra officieux de notre temps, explique Miya Tokemitsu dans un article très controversé par ailleurs, est « Fais ce que tu aimes ». Les employeurs cherchent des acharnés, des passionnés, les travailleurs se vendent de plus en plus comme attachés à des mouvements, des causes, ils sont prêts à tout sauf à travailler pour une entreprise ringarde à l’ancienne qui vend des gadgets. Le problème avec le « Fais ce que tu aimes », explique Tokemitsu, c’est que « Cela ne conduit pas à la libération, mais à la dévalorisation du travail réel. Le vrai exploit a été de convaincre les travailleurs que leur travail leur rend service à eux plutôt qu’à leur entreprise. » Au lieu de permettre à ceux qui travaillent d’avoir un quotidien confortable, le travail absorbe complètement leur quotidien.

« La mise-à-jour de nos compétences, dit Carl Cederström de la Stockholm Business School, n’est pas nécessaire quelque chose que nous voulons, mais une obligation ». Quand la plupart d’entre nous travaillent dans l’économie de la persuasion, il n’est pas surprenant que chacun commence par s’auto-persuader que son travail est une question de vie ou de mort.

Lire l’article en VO

Crédit photo : John Walker sur Flickr

Pourquoi nous avons chassé notre équipe du bureau ?
(ou presque)

Bureau, télétravail, coworking… où et comment travailler sont des questions que se posent beaucoup d’entreprises à l’heure d’Internet. Vincent Huguet, co-fondateur de Malt, la plateforme de recherche de freelances, partage son expérience après avoir testé avec son équipe des nouveaux modes d’organisation.

J’ai commencé à travailler en 1997, chez Nestlé France. Pour «travailler», il fallait aller «au bureau». Un bureau, c’était alors le lieu  d’accès aux moyens de communications les plus avancés : un téléphone, un PC connecté au système de messagerie interne (moderne pour l’époque !), un service courrier interne et externe, un accès au web depuis la bibliothèque.

Aujourd’hui, pour la plupart des entreprises, malgré la démocratisation des accès Internet, du téléphone portable, des laptops, et des logiciels de travail collaboratif, peu de choses ont changé et la plupart des employés continuent de se voir imposer «le bureau» comme unique lieu de travail possible.

A la création de Malt, avec mes 2 associés co-fondateurs, une question s’est vite imposée : comment et où devions-nous travailler ? Dès le début, nous avons commencé à travailler chacun de chez soi, ou depuis des espaces de coworking, par souci d’économie. Malgré les premiers revenus et une importante levée de fonds, nous avons choisi de maintenir cette forme de travail hybride, entre télétravail, coworking, et «bureau» chez Malt. Explications.

 

Privilégier un lieu ou des personnes ?

 

Un des avantages principaux de cette liberté du lieu de travail, c’est de pouvoir choisir avec qui travailler. Hugo, co-fondateur et CTO de l’entreprise, travaille depuis Lyon où il est parti pour des raisons familiales. De même Emmanuelle, responsable de notre back-office, a commencé à travailler pour nous depuis Barcelone, et vit aujourd’hui à Toulouse. Devrait-on se séparer de personnes clés qui maîtrisent tous les enjeux de l’entreprise parce qu’elles n’habitent pas au même endroit que les autres ? Cela aurait été un très mauvais calcul pour notre projet. D’autre part, si une personne de l’entreprise peut travailler là où elle souhaite vivre, elle est doublement motivée.

Le départ d’un co-fondateur pour une autre ville aurait pu constituer un souci pour l’entreprise. C’est aujourd’hui un avantage. En effet, c’est à Lyon que nous développons aujourd’hui notre équipe technique, dans un bassin d’emploi très qualifié, mais beaucoup moins concurrentiel que Paris, avec des salaires de 20 à 30% inférieurs, cohérents avec le coût de la vie sur place.

Ne pas baser l’entreprise sur un lieu unique, c’est la possibilité de sélectionner les meilleures personnes pour votre projet, où qu’elles soient.

 

Gérer l’intendance… pour quoi faire ?

 

Lorsque vous prenez un bureau, vous vous engagez le plus souvent avec un bail, sans savoir si votre entreprise sera plus petite ou plus grande dans 1 an. Mais vous devez aussi gérer : ménage, électricité, internet, téléphone, meubles, décoration, assurances, sécurité, etc… Avec la quantité d’autres tâches administratives qui incombent à n’importe quel dirigeant d’entreprise, pourquoi vouloir en rajouter ? Pouvoir se concentrer sur son activité, sur ses clients, son produit, me semble plus important que d’avoir à gérer les horaires de l’entreprise qui fait le ménage. Cela me rappelle d’ailleurs cette anecdote de Barak Obama qui dit avoir 5 costumes, chemises, chaussettes, cravates… identiques, afin de ne pas perdre de temps le matin à prendre une décision alors qu’il devra en prendre beaucoup d’autres plus importantes dans la journée !

Chez Malt, nous avons aujourd’hui un bureau (ou plutôt un lieu pour tous se retrouver). Il est magnifique, aménagé dans une agence web de 300 personnes qui nous sous-loue des postes de travail dans une ancienne manufacture de montgolfières. C’est une seule facture à payer à la fin du mois, et l’accès aux mêmes services (réception, salles de réunion, cantine, etc) qu’une entreprise beaucoup plus grande. Notre directeur des services généraux, c’est le leur, et nous nous en portons très bien. En plus, notre «hébergeur» est aussi l’un de nos principaux clients, tout comme d’autres entreprises voisines de la nôtre dans l’open-space. Pour ceux qui cherchent à aller sur le terrain et avoir rapidement du feedback comme le recommanderait Eric Ries et son «Lean Start-up», rien de plus efficace.

Il faudrait que le nombre d’employés soit multiplié par 10 pour qu’on ait envie de louer nos propres locaux, et que ça vaille la peine de recruter des personnes dédiées à la gestion de notre espace de travail. Et le jour où nous le ferons, nous l’ouvrirons à d’autres entreprises plus petites et des freelances pour garder ce même esprit d’ouverture qui nous semble si riche aujourd’hui.

 

«L’open-space m’a tuer»

 

Je me souviens avoir visité une filiale de l’agence de publicité Ogilvy, en 2000. Toute l’agence, travaillait dans le même open-space. Pas un bruit, tout le monde avec un casque sur la tête, mais tous avaient un petit chevalet rouge posé à côté de leur ordinateur avec le message «Souriez, c’est contagieux». Clairement, personne ne souriait, personne ne communiquait, et le petit message imposé sur les bureaux par la direction n’y changeait pas grand-chose. Il est clair que l’open space, dont l’objectif originel était de favoriser la communication entre collaborateurs, n’a pas réussi sa mission.

L’open-space est cependant souvent un choix par défaut, lié au coût. C’est aussi notre choix, puisque nos bureaux parisiens sont en open space (même si nous apprécions d’être hébergés dans un espace beaucoup plus grand et d’avoir accès à plein de salles, canapés et recoins où s’isoler si nécessaire).

Lors d’une de ses visites dans nos bureaux parisiens, Emmanuelle qui  vient de Toulouse, me confie au bout d’une dizaine de jours qu’elle est très heureuse d’être physiquement avec le reste de l’équipe et que cela lui semble nécessaire, mais aussi qu’elle a hâte de rentrer chez elle pour pouvoir mieux travailler ! L’open-space a encore fait des siennes : trop silencieux ou trop bruyant, difficile de trouver le bon équilibre. Et malgré les règles de silence que l’on peut imposer, être à quelques centimètres à droite, à gauche ou en face de ses collègues n’y fera rien. C’est anti-naturel et peu confortable. Qui arrive à se concentrer pendant 8h, 4h, 2h, ou ne serait-ce que 10 minutes en open-space ?  Lorsque vous demandez aux gens où ils travaillent quand ils ont quelque chose d’important à faire, ils vous répondront, chez eux, dans un train, un avion, la bibliothèque, mais rarement au bureau. Cela fait réfléchir.

Notre bureau, nous le voyons aujourd’hui pour ce qu’il doit être, un lieu social, où se retrouver, en particulier de temps en temps avec ceux qui sont à distance, pour échanger, brainstormer, etc. Tout dépend de votre personnalité, votre situation familiale, ou votre fonction, mais il est souvent plus efficace par exemple pour un développeur qui a besoin de moments de concentration ininterrompus de travailler de chez lui.

 

La machine à café

 

Le danger du télétravail, c’est l’isolement. En fait, plus que l’isolement du lieu de travail, c’est surtout l’isolement de la machine à café ! C’est la raison (officielle..) pour laquelle Marissa Mayer, récemment arrivée chez Yahoo, décida de supprimer le télétravail. Il me semble dommage de ne pas profiter de tous les bénéfices du télétravail pour la seule raison de ne plus avoir les conversations à la machine au café. Mais il faut reconnaître que Marissa Mayer a en partie raison sur le lien social créé au bureau, qui est bénéfique pour l’entreprise.

Nous avons cependant pris deux décisions clé pour conserver les avantages du télétravail sans en subir les inconvénients :

1 – La première c’est que, tout simplement, toute l’équipe se retrouve dans nos bureaux parisiens tous les mois et demi, pour plusieurs jours, et là on en profite à fond. Déjeuner, dîners, sorties… Tous les mardis matin, nous avons aussi une réunion par Google Hangout (important d’investir dans une bonne caméra et micro) où tout le monde est réuni et dit ce sur quoi il travaille en ce moment, les questions qu’il se pose, etc.

2 – La deuxième c’est un logiciel. Il s’appelle Slack. C’est un «chat persistent» qui nous permet de ne presque plus nous envoyer d’emails (presque aussi polluants que l’open-space), et d’avoir des «channels» et des «groupes» de discussions qui nous assurent que toutes les personnes impliquées par un sujet sont au courant de ce qu’il se passe, qu’elles soient connectées à ce moment, ou qu’elles reviennent après une déconnexion de quelques heures, 1 jour ou même une période de vacances. Nous avons même un «channel» #random qui est la machine à café virtuelle, pour parler de tout et de rien, rdv tinder de la veille, match de foot, ou vidéo youtube. Ce logiciel est simple et génial, on est fans !

 

Tout le monde dehors ! Malt-Cowork encourage le travail nomade

 

Pour que ceux qui sont le plus souvent au bureau de Paris comprennent les avantages et les inconvénients du travail à distance, lors d’un de nos points d’équipe, les télétravailleurs ont suggéré que chacun s’ «exile» pendant 1 semaine pour travailler depuis un espace de coworking. C’est comme cela qu’est né le Malt Cowork Tour, qui en plus de faire ressentir le télétravail à tous, a l’énorme avantage de développer Malt en allant rencontrer des clients et freelances, membres potentiels de notre communauté.

 

Tous ensemble… au soleil !

 

Ce que l’entreprise économise en coworkant, en louant par poste, ou en télétravaillant nous permet de mettre de côté pour faire, 2 fois par an au minimum, un séminaire au soleil ! Le dernier, c’était à Barcelone où toute l’équipe s’est retrouvée, ainsi que quelques freelances de notre communauté que nous avions invités. On n’est pas tout le temps ensemble, mais quand on est une semaine ensemble à travailler, du petit-déjeuner au dîner, forcément cela crée des liens et assure une communication parfaite entre tous les membres de l’équipe.

 

Se préparer à l’internationalisation

 

Encore besoin d’arguments pour favoriser le travail à distance ? Très bien. Vous, entrepreneur ambitieux, comment travaillerez-vous quand vous aurez des filiales pour développer des pays à l’étranger ? Le travail à distance s’imposera, alors pourquoi ne pas commencer dès maintenant et mettre en place les bonnes pratiques tant que votre équipe est encore à taille humaine ?

Vous avez testé des nouvelles façons de travailler ? Vous souhaitez partager votre expérience avec les lecteurs de ce blog, je serais ravi d’en discuter avec vous.

Vincent Huguet

 

Pourquoi nous avons chassé notre équipe du bureau ? (ou presque)

Bureau, télétravail, coworking… où et comment travailler sont des questions que se posent beaucoup d’entreprises à l’heure d’Internet. Vincent Huguet, co-fondateur de Malt, la plateforme de recherche de freelances, partage son expérience après avoir testé avec son équipe des nouveaux modes d’organisation.

J’ai commencé à travailler en 1997, chez Nestlé France. Pour «travailler», il fallait aller «au bureau». Un bureau, c’était alors le lieu  d’accès aux moyens de communications les plus avancés : un téléphone, un PC connecté au système de messagerie interne (moderne pour l’époque !), un service courrier interne et externe, un accès au web depuis la bibliothèque.

Aujourd’hui, pour la plupart des entreprises, malgré la démocratisation des accès Internet, du téléphone portable, des laptops, et des logiciels de travail collaboratif, peu de choses ont changé et la plupart des employés continuent de se voir imposer «le bureau» comme unique lieu de travail possible.

A la création de Malt, avec mes 2 associés co-fondateurs, une question s’est vite imposée : comment et où devions-nous travailler ? Dès le début, nous avons commencé à travailler chacun de chez soi, ou depuis des espaces de coworking, par souci d’économie. Malgré les premiers revenus et une importante levée de fonds, nous avons choisi de maintenir cette forme de travail hybride, entre télétravail, coworking, et «bureau» chez Malt. Explications.

 

Privilégier un lieu ou des personnes ?

 

Un des avantages principaux de cette liberté du lieu de travail, c’est de pouvoir choisir avec qui travailler. Hugo, co-fondateur et CTO de l’entreprise, travaille depuis Lyon où il est parti pour des raisons familiales. De même Emmanuelle, responsable de notre back-office, a commencé à travailler pour nous depuis Barcelone, et vit aujourd’hui à Toulouse. Devrait-on se séparer de personnes clés qui maîtrisent tous les enjeux de l’entreprise parce qu’elles n’habitent pas au même endroit que les autres ? Cela aurait été un très mauvais calcul pour notre projet. D’autre part, si une personne de l’entreprise peut travailler là où elle souhaite vivre, elle est doublement motivée.

Le départ d’un co-fondateur pour une autre ville aurait pu constituer un souci pour l’entreprise. C’est aujourd’hui un avantage. En effet, c’est à Lyon que nous développons aujourd’hui notre équipe technique, dans un bassin d’emploi très qualifié, mais beaucoup moins concurrentiel que Paris, avec des salaires de 20 à 30% inférieurs, cohérents avec le coût de la vie sur place.

Ne pas baser l’entreprise sur un lieu unique, c’est la possibilité de sélectionner les meilleures personnes pour votre projet, où qu’elles soient.

 

Gérer l’intendance… pour quoi faire ?

 

Lorsque vous prenez un bureau, vous vous engagez le plus souvent avec un bail, sans savoir si votre entreprise sera plus petite ou plus grande dans 1 an. Mais vous devez aussi gérer : ménage, électricité, internet, téléphone, meubles, décoration, assurances, sécurité, etc… Avec la quantité d’autres tâches administratives qui incombent à n’importe quel dirigeant d’entreprise, pourquoi vouloir en rajouter ? Pouvoir se concentrer sur son activité, sur ses clients, son produit, me semble plus important que d’avoir à gérer les horaires de l’entreprise qui fait le ménage. Cela me rappelle d’ailleurs cette anecdote de Barak Obama qui dit avoir 5 costumes, chemises, chaussettes, cravates… identiques, afin de ne pas perdre de temps le matin à prendre une décision alors qu’il devra en prendre beaucoup d’autres plus importantes dans la journée !

Chez Malt, nous avons aujourd’hui un bureau (ou plutôt un lieu pour tous se retrouver). Il est magnifique, aménagé dans une agence web de 300 personnes qui nous sous-loue des postes de travail dans une ancienne manufacture de montgolfières. C’est une seule facture à payer à la fin du mois, et l’accès aux mêmes services (réception, salles de réunion, cantine, etc) qu’une entreprise beaucoup plus grande. Notre directeur des services généraux, c’est le leur, et nous nous en portons très bien. En plus, notre «hébergeur» est aussi l’un de nos principaux clients, tout comme d’autres entreprises voisines de la nôtre dans l’open-space. Pour ceux qui cherchent à aller sur le terrain et avoir rapidement du feedback comme le recommanderait Eric Ries et son «Lean Start-up», rien de plus efficace.

Il faudrait que le nombre d’employés soit multiplié par 10 pour qu’on ait envie de louer nos propres locaux, et que ça vaille la peine de recruter des personnes dédiées à la gestion de notre espace de travail. Et le jour où nous le ferons, nous l’ouvrirons à d’autres entreprises plus petites et des freelances pour garder ce même esprit d’ouverture qui nous semble si riche aujourd’hui.

 

«L’open-space m’a tuer»

 

Je me souviens avoir visité une filiale de l’agence de publicité Ogilvy, en 2000. Toute l’agence, travaillait dans le même open-space. Pas un bruit, tout le monde avec un casque sur la tête, mais tous avaient un petit chevalet rouge posé à côté de leur ordinateur avec le message «Souriez, c’est contagieux». Clairement, personne ne souriait, personne ne communiquait, et le petit message imposé sur les bureaux par la direction n’y changeait pas grand-chose. Il est clair que l’open space, dont l’objectif originel était de favoriser la communication entre collaborateurs, n’a pas réussi sa mission.

L’open-space est cependant souvent un choix par défaut, lié au coût. C’est aussi notre choix, puisque nos bureaux parisiens sont en open space (même si nous apprécions d’être hébergés dans un espace beaucoup plus grand et d’avoir accès à plein de salles, canapés et recoins où s’isoler si nécessaire).

Lors d’une de ses visites dans nos bureaux parisiens, Emmanuelle qui  vient de Toulouse, me confie au bout d’une dizaine de jours qu’elle est très heureuse d’être physiquement avec le reste de l’équipe et que cela lui semble nécessaire, mais aussi qu’elle a hâte de rentrer chez elle pour pouvoir mieux travailler ! L’open-space a encore fait des siennes : trop silencieux ou trop bruyant, difficile de trouver le bon équilibre. Et malgré les règles de silence que l’on peut imposer, être à quelques centimètres à droite, à gauche ou en face de ses collègues n’y fera rien. C’est anti-naturel et peu confortable. Qui arrive à se concentrer pendant 8h, 4h, 2h, ou ne serait-ce que 10 minutes en open-space ?  Lorsque vous demandez aux gens où ils travaillent quand ils ont quelque chose d’important à faire, ils vous répondront, chez eux, dans un train, un avion, la bibliothèque, mais rarement au bureau. Cela fait réfléchir.

Notre bureau, nous le voyons aujourd’hui pour ce qu’il doit être, un lieu social, où se retrouver, en particulier de temps en temps avec ceux qui sont à distance, pour échanger, brainstormer, etc. Tout dépend de votre personnalité, votre situation familiale, ou votre fonction, mais il est souvent plus efficace par exemple pour un développeur qui a besoin de moments de concentration ininterrompus de travailler de chez lui.

 

La machine à café

 

Le danger du télétravail, c’est l’isolement. En fait, plus que l’isolement du lieu de travail, c’est surtout l’isolement de la machine à café ! C’est la raison (officielle..) pour laquelle Marissa Mayer, récemment arrivée chez Yahoo, décida de supprimer le télétravail. Il me semble dommage de ne pas profiter de tous les bénéfices du télétravail pour la seule raison de ne plus avoir les conversations à la machine au café. Mais il faut reconnaître que Marissa Mayer a en partie raison sur le lien social créé au bureau, qui est bénéfique pour l’entreprise.

Nous avons cependant pris deux décisions clé pour conserver les avantages du télétravail sans en subir les inconvénients :

1 – La première c’est que, tout simplement, toute l’équipe se retrouve dans nos bureaux parisiens tous les mois et demi, pour plusieurs jours, et là on en profite à fond. Déjeuner, dîners, sorties… Tous les mardis matin, nous avons aussi une réunion par Google Hangout (important d’investir dans une bonne caméra et micro) où tout le monde est réuni et dit ce sur quoi il travaille en ce moment, les questions qu’il se pose, etc.

2 – La deuxième c’est un logiciel. Il s’appelle Slack. C’est un «chat persistent» qui nous permet de ne presque plus nous envoyer d’emails (presque aussi polluants que l’open-space), et d’avoir des «channels» et des «groupes» de discussions qui nous assurent que toutes les personnes impliquées par un sujet sont au courant de ce qu’il se passe, qu’elles soient connectées à ce moment, ou qu’elles reviennent après une déconnexion de quelques heures, 1 jour ou même une période de vacances. Nous avons même un «channel» #random qui est la machine à café virtuelle, pour parler de tout et de rien, rdv tinder de la veille, match de foot, ou vidéo youtube. Ce logiciel est simple et génial, on est fans !

 

Tout le monde dehors ! Malt-Cowork encourage le travail nomade

 

Pour que ceux qui sont le plus souvent au bureau de Paris comprennent les avantages et les inconvénients du travail à distance, lors d’un de nos points d’équipe, les télétravailleurs ont suggéré que chacun s’ «exile» pendant 1 semaine pour travailler depuis un espace de coworking. C’est comme cela qu’est né le Malt Cowork Tour, qui en plus de faire ressentir le télétravail à tous, a l’énorme avantage de développer Malt en allant rencontrer des clients et freelances, membres potentiels de notre communauté.

 

Tous ensemble… au soleil !

 

Ce que l’entreprise économise en coworkant, en louant par poste, ou en télétravaillant nous permet de mettre de côté pour faire, 2 fois par an au minimum, un séminaire au soleil ! Le dernier, c’était à Barcelone où toute l’équipe s’est retrouvée, ainsi que quelques freelances de notre communauté que nous avions invités. On n’est pas tout le temps ensemble, mais quand on est une semaine ensemble à travailler, du petit-déjeuner au dîner, forcément cela crée des liens et assure une communication parfaite entre tous les membres de l’équipe.

 

Se préparer à l’internationalisation

 

Encore besoin d’arguments pour favoriser le travail à distance ? Très bien. Vous, entrepreneur ambitieux, comment travaillerez-vous quand vous aurez des filiales pour développer des pays à l’étranger ? Le travail à distance s’imposera, alors pourquoi ne pas commencer dès maintenant et mettre en place les bonnes pratiques tant que votre équipe est encore à taille humaine ?

Vous avez testé des nouvelles façons de travailler ? Vous souhaitez partager votre expérience avec les lecteurs de ce blog, je serais ravi d’en discuter avec vous.

Vincent Huguet

 

Bientôt tous entrepreneurs, même les étudiants !

Vous avez moins de 28 ans et votre plus grand rêve est d’entreprendre ou de travailler à votre compte ?

À partir du 15 septembre 2014, cela sera possible grâce à la mise en place du statut étudiant-entrepreneur.

Pour bénéficier de ce statut, il faut être âgé de moins de 28 ans, et titulaire du bac, mais surtout avoir un projet d’entreprise. Il donne accès au programme PEPITE, des incubateurs de l’État – il y en a 29 en France – qui permettent aux étudiants de réseauter, d’apprendre les bases de l’entrepreneuriat, et de coworker avec leurs équipes pour développer leur projet. De plus, avec ce statut, les étudiants qui désirent vendre leurs compétences en tant que prestataires de service peuvent le faire.

En quoi consiste ce nouveau statut et quels sont les avantages ?

Inspiré du statut de sportif de haut niveau, ce statut d’étudiant-entrepreneur permet de mener de front études et création d’entreprise. Il donne ainsi aux étudiants qui démarchent les banques, investisseurs et entreprises un statut juridique qui les rend plus légitimes. Pour les étudiants qui sont encore dans leur cursus, il est possible d’aménager les emploi du temps, de dédier ses stages à la création d’entreprise tout en validant son diplôme avec les ECTS. Les jeunes diplômés peuvent également bénéficier de ce statut et être sécurisé en retrouvant les droits de sécurité sociale des étudiants pendant un an.

Comment devenir étudiant-entrepreneur ?

Pour obtenir ce nouveau statut qui favorise l’entrepreneuriat il faut soumettre son projet d’entreprise auprès d’une PEPITE. Ce projet est donc étudié pour savoir quel niveau d’accompagnement doit lui être apporté. Une fois la demande d’intégration au PEPITE validée, l’étudiant-entrepreneur est accompagné de deux tuteurs qui le guident dans la réalisation de son projet.

Voici une petite vidéo qui résume tout cela.

 

Alors n’hésitez plus, si vous avez des projets innovants et que vous avez besoin d’aide pour qu’ils voient le jour mettez toutes les chances de votre côté et profitez des nouveaux incubateurs PEPITE !

 

Pourquoi le travail ne se fait pas au travail

Dans cette vidéo TED, Jason Fried nous explique pourquoi le lieu de travail est le dernier endroit où… travailler. Au bureau, on est constamment dérangé par les M&Ms (Meetings et Managers), on n’a plus une « journée de travail », mais des « moments de travail », finalement on n’arrive à se concentrer que très tôt le matin, tard le soir, chez soi ou dans les avions ou dans les trains. Il nous propose 3 solutions pour améliorer la concentration sur le lieu de travail, à découvrir en vidéo. 

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Comment travaille-t-on chez Github ou pourquoi compter les heures c’est du flan

Screen Shot 2014-09-05 at 15.57.11Zach Holman est développeur chez Github. Dans un article qu’il a posté sur son blog, il explique pourquoi ça n’a pas de sens de contrôler le temps de travail de ses employés. Ci-dessous le résumé en français de cet article qu’on a trouvé passionnant :

Compter les heures, c’est du flan

Le nombre d’heures travaillées est souvent utilisé pour déterminer la productivité d’une entreprise, mais pas chez Github. On ne travaille pas dans une start-up comme on travaille dans une usine. En développement, ce n’est pas parce qu’on passe plus de temps sur un problème qu’on va le résoudre. Pour coder correctement, il faut être créatif et dans le bon état d’esprit.

Quand vous êtes déprimé, énervé, vous aurez beau passer des heures devant votre ordinateur, vous ne serez pas productif. À l’inverse, il y a des jours où le code s’écrit tout seul, où vous réglez en une journée ce sur quoi vous vous arrachiez les cheveux depuis des semaines. Github veut des employés toujours productifs, et leur imposer des horaires de travail va à l’encontre de cet objectif.

Autoriser un emploi du temps complètement flexible augmente la motivation des employés. On travaille quand on en a envie, on est motivé, on se concentre sur les tâches à accomplir et non sur le nombre d’heures à rester coincé sur sa chaise de bureau, on est plus productif. Au final, le nombre total d’heures effectuées et la productivité augmentent. On n’a même plus vraiment l’impression de travailler, puisqu’on choisit de travailler quand on veut.

La journée type de Zach Holman chez Github

  • Lever vers 10h, traitement de quelques emails et des tickets créés dans la nuit
  • Prendre le bus pour aller travailler, déjeuner vers midi ou 13h.
  • Travailler de 13h jusqu’à 18h, 19h, voire 21h selon les jours.
  • Rentrer, se détendre ou travailler de son canapé jusqu’à 2h du matin ou
  • Sortir et boire un verre avec ses collègues

Bien entendu, tout le monde a sa journée type, il y en a qui préfèrent se lever tôt et se coucher tôt, d’autres qui arrivent au bureau à trois heures de l’après-midi. Il y en a qui ne viennent pas et travaillent de chez eux, même si la plupart des employés préfèrent venir au bureau. Pourquoi cette flexibilité ? Parce qu’il n’existe pas d’emploi du temps qui corresponde aux heures de productivité de tout le monde et que ce serait donc absurde d’en imposer arbitrairement un.

Mise en place

Aujourd’hui, ils sont 35 employés chez Github et cette approche marche toujours aussi bien. Dans les entreprises classiques, les managers aiment imposer des horaires et compter les heures de présence simplement parce que c’est un critère de performance simple à contrôler, même s’il est en réalité inefficace.

En revanche, quand on ne compte pas les heures, il faut être intraitable sur d’autres critères de performance : la qualité du code, la suppression des bugs, l’implication personnelle et la motivation. C’est plus compliqué de mesurer ces critères qualitatifs que de faire pointer ses employés, mais ils sont bien plus révélateurs pour appréhender la productivité d’un employé que le nombre d’heures qu’il a passées assis devant son ordinateur.

Et hop, c’est plié ! Pour lire l’article en entier et en VO, c’est par ici !

Stop à la bureaucratie ! La hausse des inefficacités dans l’entreprise

Parce qu’on l’a trouvé particulièrement intéressant, ci-dessous un résumé en français d’un article en anglaisDecluttering the company, lu sur economist.com.

Peter Drucker disait que « la tâche d’un manager consiste principalement à rendre le travail difficile pour les autres ». Les employés subissent trop de désordre et d’inefficacité, de réunions sans fin et de reportings inutiles qui les empêchent d’accomplir correctement leur travail. Depuis cinquante ans, on améliore sans cesse l’efficacité dans les usines qu’on a rendues « lean », il est temps de faire de même dans les bureaux.

De plus en plus de complexité

Selon une étude du BCG (Boston Consulting Group) la complexité des organisations a été multipliée par 6 sur les 50 dernières années. Alors que 4 ou 5 critères-clé suffisaient autrefois à mesurer la performance, il en faut aujourd’hui entre 25 et 40 pour juger une entreprise « performante », suite à la multiplication de nouveaux critères de performance comme le respect de l’environnement, la diversité culturelle etc.

Le temps perdu en réunions

Bain&Company a démontré de son côté que dans les grandes entreprises, les managers passent 15% de leur temps de travail en réunion et que ce pourcentage ne fait qu’augmenter. La plupart de ces réunions n’ont pas d’objectifs précis.

L‘explosion du nombre d’emails

La gestion des e-mails constitue la troisième source d’inefficacité dans les entreprises.  Le nombre de messages reçus par les managers est passé de 1000/an en moyenne à 30 000 depuis 1970. Chaque e-mail exige une réaction de la part de celui qui le reçoit, soit une perte de temps monumentale en 30 ans.

Un problème sans solution ? 

Bien entendu, une partie des ralentissements et inefficacités des systèmes est inévitable et parfois la complexité est la rançon du succès. Une entreprise de 30000 salariés ne pourra jamais avoir la simplicité de fonctionnement d’une TPE. Ces dysfonctionnements pèsent cependant sur la productivité et sur le moral des salariés qui les subissent. Là encore, des études montrent que ce genre de blocages limite la créativité et la motivation dans l’entreprise.

Quelles sont les solutions ? Les grandes entreprises doivent régulièrement mener des campagnes contre la complexité interne. Jeffrey Immelt, a mis en place une « culture de la simplification » chez General Electrics, avec pour objectif de réduire les coûts de fonctionnement de 18,5% du chiffre d’affaires en 2011 à 12% en 2016. Alan Mulally, en 2006, a organisé un audit des réunions chez Ford et a remplacé des semaines entières de meetings par une courte réunion hebdomadaire ou chacun avait pour ordre d’aller droit au but. Chez Intel, on a supprimé les réunions sans « objectif spécifique ».

Perte de temps, perte d’argent

Le meilleur moyen de limiter l’inefficacité dans l’entreprise et d’obliger les managers à justifier tout processus bureaucratique, par exemple, en faisant de la diminution du nombre de réunions, memos etc. demandés par les managers aux membres de leur équipe un critère de performance. Comme Bain l’a souligné, le bien le plus précieux dans une entreprise est le temps de ses employés, et les sociétés devraient apprendre à manager ce temps avec la même efficacité qu’elles gèrent leurs actifs financiers.

 Lire l’article original (en VO)