Je ne travaille pas en pyjama : la vie de traductrice freelance d’Alice

Elle s’appelle Alice, elle est traductrice et rédactrice freelance sur Malt et elle nous parle un peu de son parcours, des avantages et des inconvénients du freelancing et donne quelques conseils aux freelances en herbe !

Comment je suis devenue freelance

La question n’a presque jamais été de savoir si je me mettrais à mon compte, mais quand et comment ! En effet, le freelancing, c’est une histoire de famille : je n’ai jamais vu que mon père, ancien artisan taxi, organiser son temps et s’arracher les cheveux avec l’Urssaf. Et il faut croire que ça ne m’a pas rebutée, puisque mon diplôme de traduction en poche, j’ai fait 5 ans de boîte et je me suis installée à mon compte. Aujourd’hui, je suis traductrice anglais / allemand / chinois > français et rédactrice en français.

Avantages et inconvénients

C’est la grande question ! J’ai toujours aimé la planification, donc l’appliquer à plus grande échelle me plaît beaucoup. Le fait de trouver et de remporter moi-même des clients est aussi très gratifiant, et j’avoue que je ne déteste plus ma casquette de commerciale. Sans compter que je mets 30 secondes pour rejoindre mon bureau, contre 1h30 auparavant ! Pour les aspects spécifiques à mon métier, c’est un gros plus de pouvoir lire à voix haute certaines de mes phrases pour m’assurer qu’elles soient fluides. Ce qui se fait plus difficilement dans un open space sans que vos collègues s’inquiètent pour votre santé mentale.

Le revers de la médaille, c’est évidemment l’absence d’interactions humaines autres que par téléphone, et c’est pour cela que je suis toujours prête à me déplacer chez le client si nécessaire. Je ne peux pas non plus me tourner rapidement vers un collègue pour lui demander son avis : tout se passe par e-mail. Et enfin, la paperasse administrative : je ne compte plus le nombre d’e-mails que j’ai dû envoyer à l’Urssaf, dont je parle déjà pour la deuxième fois.

Une journée typique de traducteur freelance

J’ai choisi de faire des journées classiques, de 9 heures à 18 heures, du lundi au vendredi, tout simplement pour me caler sur le rythme de mes clients et de mes proches. Il arrive que je m’arrête bien avant tout comme de finir à minuit, les yeux injectés de sang. Grosso modo, je passe 2 petites heures chaque jour à répondre aux e-mails et aux appels téléphoniques, à faire des devis, bref tout ce qui gravite autour de mon activité. Et heureusement, cela me laisse presque 6 heures pour me consacrer à ma passion : traduction, recherches terminologiques, dictionnaires, recherche du mot juste… Presque, parce que je fais des micro-pauses pour lancer une lessive, faire de petites courses, passer l’aspirateur.

Petite précision : je ne travaille pas en pyjama, on ne sait jamais quand un client voudrait se lancer dans une conversation Skype !

Méthode de travail

Côté traduction, mes outils sont ceux des traducteurs dits techniques : logiciel de traduction assistée par ordinateur, glossaires et dictionnaires en tout genre (plutôt en version numérique, même si j’ai encore de gros dictionnaires papier), Suite Office, correcteur orthographique, rien d’atypique.

Côté administratif, je tiens à jour la liste de mes clients avec leurs coordonnées, quelques indications, mes tarifs, etc. Je suis aussi mon chiffre d’affaires avec un bête classeur Excel. Et je fais des sauvegardes régulières, on ne sait jamais !

Des conseils aux nouveaux freelances

Il faut se lancer… mais pas sans s’être renseignés au préalable ! Pour les traducteurs, la Société Française des Traducteurs propose des formations (salvatrices) pour bien débuter en freelance : statut juridique, régime fiscal, déontologie et éthique, tout y passe. Ensuite, il ne faut pas négliger la prospection même une fois bien installés : comme on dit, il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier.

Justement, pour la prospection : il est extrêmement important de savoir expliquer son métier aux clients, souvent et à juste titre largués : pourquoi on ne traduit que vers notre langue maternelle, pourquoi il ne sera pas possible de traduire 5 000 mots pour le soir même, pourquoi on ne peut pas se spécialiser dans 50 domaines différents, de l’aéronautique à la zoologie. Ce qui est évident pour le freelance ne le sera pas forcément pour le client.

Enfin, pour sortir de sa bulle, il est essentiel de se faire violence pour sortir et rencontrer des gens. Pourquoi pas grâce à Malt ? ;)

Dans tous les cas : bonne chance !

Retrouvez Alice sur Malt, sur Twitter ou sur son site.

 

 Crédits photo : © Life of Pix et © Valérie Semensatis

 

Faites connaissance avec Anissa, freelance sur malt

Anissa a 25 ans et depuis janvier 2014, elle est freelance sur Malt en tant que rédactrice et traductrice. Nous avons fait connaissance avec elle et voici sa petite interview :

 

Hello Anissa, raconte-nous comment tu es devenue freelance

Après mon bac+5 en communication, j’ai commencé à travailler en CDD, puis CDI, mais rapidement je me suis rendu compte que je n’étais pas faite pour ça ! J’avais besoin de liberté, de flexibilité et d’indépendance. Je rêvais de travailler à mon compte en tant que rédactrice freelance, j’ai alors pris le taureau par les cornes et j’ai posé ma démission.

 

Et alors ? Ça t’a plu ?

Oui ! J’ai élargi mon panel de capacités, pour trouver plus de missions. J’en ai même fait quelques unes en tant que chef de projet marketing, mais aussi beaucoup de rédaction, de traduction et de community management. Aucune de mes journées ne ressemble à la précédente, c’est ça qui me plaît !

 

Qu’est-ce que tu préfères dans le fait d’être freelance ?

Le fait que chaque jour est un nouveau challenge, tu dois te battre pour trouver des clients, bien faire ton travail, tu ne peux jamais te reposer sur tes lauriers et chaque nouvelle mission décrochée se fête. C’est tellement plus gratifiant

 

Tu vas donc le rester ?

Je ferai tout mon possible pour ne plus jamais remettre les pieds dans un open-space en tant que salarié, sauf si c’est le mien ! On ne peut pas retourner à la vie de salarié quand on a goûté la liberté du freelancing, en tout cas, moi je ne pourrai pas revenir à un emploi salarié.

 

Tu as des manies quand tu bosses ?

J’ai un bureau, mais je ne m’en sers pas, je travaille de mon canapé avec mon chat, Othello, sur les genoux. En revanche, je ne travaille jamais en pyjama.

 

Ta journée type, elle se passe comment ?

Je me réveille toute seule vers 9h, je ne mets plus de réveil ! Je prends mon petit déjeuner devant la télé et je fais ma veille sur les réseaux sociaux. Ensuite, je me mets au travail.

 

C’est quoi ta devise ?

Je suis franco-allemande, je vais donc répondre en allemand : « Jeder Tag ist ein kleines Leben ». Cela signifie que « chaque jour est une petite vie » et qu’il faut vivre chaque jour à fond, comme si c’était le dernier.

Découvrez le blog d’Anissa NomadsHeart, ou elle nous parle de sa vie de freelance, vous pouvez aussi la suivre sur Facebook et Twitter.

Interview Malt : 5 min avec Sigrid, traductrice néerlandais/français et français/néerlandais freelance malt

Hallo !
Si vous ne parlez pas un mot de néerlandais et qu’un jour vous désirez lancer une version néerlandaise de votre site web, Sigrid, traductrice freelance Malt, pourrait vous être d’une grande aide ! 

Elle a, d’ailleurs, accepté aujourd’hui, de répondre aux questions de l’interview freelance Malt et nous faire découvrir son quotidien de freelance multicasquette entourée de ses 3 chats: Welkom !

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Tu nous parles de ton métier ?

On devrait plutôt parler de ‘métiers’…

• A la base je gère un site Internet pour objets cadeaux Daisiesandcaramel.com.

• Depuis quelques mois seulement, je complète mes revenus en faisant des traductions du néerlandais vers le français, du français vers le néerlandais, et occasionnellement je reçois des demandes pour l’anglais également, même si je ne mets pas cet aspect-là en avant sur mon profil Malt.

• Et comme 2 projets ne suffisent pas, je développe un 3ème projet qui s’adressera aux magasins en dur et en ligne, ainsi qu’aux bloggers, à qui j’offrirai une visibilité complémentaire sur Internet accompagné d’un éventail de services professionnels tels que la traduction, l’écriture d’articles de presse, des photos de produit professionnelles, un audit technique et/ou le développement de leur site Internet, un forum pour échanger des expériences et poser des questions..

Pourquoi en freelance ? et depuis quand ?

Le choix c’est plutôt imposé à moi lorsque j’ai été licenciée fin 2012. Ayant pressenti ce qui allait arriver, j’avais pris les devants et adopté le statut d’indépendant complémentaire. J’ai mis la boutique en ligne peu de temps après. Ce n’est que tout récemment que j’ai commencé à offrir mes services de traduction également.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans le statut de freelance ?

• La flexibilité de pouvoir travailler à mon propre rythme avec un horaire qui me convient (je ne suis pas vraiment quelqu’un de matinal alors il m’arrive parfois de travailler jusque tard dans la nuit).

• Pouvoir gérer mon travail sur la base des principes qui m’importent et non des principes qui me sont imposés et avec lesquels je ne me sens pas forcément en accord.

• Le fait que la responsabilité de son travail et de ses actes repose sur soi et uniquement sur soi. Ceci me procure un sentiment de satisfaction d’autant plus quand j’ai relevé un défi ou quand la journée a été bonne tout simplement.

• Travailler à la maison ; étant très casanière et plutôt introvertie, travailler seule dans mon cocon me convient parfaitement, même si j’ai beaucoup de contacts téléphoniques et via e-mail.

• Pouvoir faire des courses en dehors des heures de pointe ou faire tourner une lessive en travaillant…

• Avoir la compagnie de mes 3 chats toute la journée !

La journée type d’une traductrice freelance ?

Justement, il n’y en a pas et c’est là tout le plaisir de travailler comme freelance. Il y a des journées ‘sans’ où je me concentre sur d’autres choses et où j’essaie de me relaxer un peu.

Mais d’autres jours peuvent être très intensifs du matin jusque tard le soir. Quand on est indépendant on travaille à un autre rythme c’est vrai, mais on travaille aussi beaucoup plus, les week-ends y compris !

Ton lieu de travail préféré ?

Mon canapé ! J’habite un petit appartement qui ne laisse pas de place pour mettre un bureau, alors je m’installe dans le fond de mon canapé avec mon PC installé sur une petite table d’appoint

Tes manies de freelance ?

Je ne sais pas si j’ai des manies particulières. Par contre, je passais déjà beaucoup de temps sur Internet avant d’être indépendante, mais maintenant j’y suis du matin au soir. Cela fait partie de mon travail et j’adore ça. Il faut dire que je suis un peu une ‘geekette’…

Comment as-tu connu Malt ?

Je ne m’en rappelle pas vraiment. Probablement via Twitter ou par hasard en surfant le net.

Qu’est-ce qui t’intéresse le plus dans Malt ?

Je trouve que le site a un aspect très professionnel et soigné. Qui plus est, il est très facile d’utilisation.

J’aime beaucoup aussi le contact et le suivi rapproché. C’est convivial et me donne vraiment le sentiment d’être prise en charge et bien encadrée. Dans mon cas, tous les contacts se font avec Emmanuelle et cela se passe très bien.

Merci Sigrid !

Venez découvrir son profil Malt ! http://www.malt.com/profile/51b5b8972a07e9483ddede2c

Et si vous souhaitez être mis à la une dans l’interview freelance Malt contactez-nous vite !