Leader du transport de gaz en Europe, GRTgaz est un acteur incontournable de la gestion du gaz naturel. Mais ce n’est pas tout. Engagées dans la transformation digitale de leurs activités, les équipes GRTgaz font fréquemment appel à des freelances pour les accompagner dans cette mutation. Rencontre avec Christophe Solier, responsable de la Digital Academy, et Dalila Madine, responsable du Design Lab au sein de GRTgaz.

Dans quel cadre faîtes-vous appel à des freelances ?

Dalila Madine : Pour ce qui est du design thinking, nous cherchons des coachs qui vont être les garants de la méthodo et de la bonne conduite du projet. Je mène aussi fréquemment des ateliers d’initiation au design thinking, en interne. Dans ce cadre, je peux avoir besoin d’autres personnes pour m’accompagner dans l’animation de ces ateliers.

Christophe Solier : Le but de la Digital Academy étant de saisir les opportunités du digital, il nous a paru pertinent de mélanger les cultures, les univers, les méthodologies de travail, les manières de penser, les outils… J’ai donc souhaité expérimenter de nouveaux modes de recrutement afin de constituer une équipe aux profils variés. Aujourd’hui, grâce à Malt c’est chose faite ! La dizaine de freelances qui constitue mon équipe sont d’âge, de culture, de formation et de parcours très différents mais ont en commun d’être passionnés pas l’innovation. Ils ont en commun l’esprit entrepreneurial qui en font de véritables « makers » de la transformation digitale.

En général, quels sont les livrables des freelances ?

Dalila Madine : Cela peut être des user researchs, des synthèses d’interviews, des animations d’ateliers, des prototypes réalisés par des designers… C’est très différent en fonction des projets.

Christophe Solier : Voici quelques exemples sur lesquels travaillent nos freelances : sourcing de startups sur les nouvelles technologies, animation des communautés internes sur les sujets techs, organisation d’événements internes et externes pour acculturer les collaborateurs aux nouvelles technologies, réalisation de formation en interne, réalisation de vidéos, captations et live-streaming…

Faire appel à des freelances était une décision facile à prendre dans votre entreprise ou avez-vous dû un peu batailler ?

Dalila Madine : Au sein de la DSI de GRTgaz, nous avons l’habitude d’externaliser. En effet, nous n’avons pas toutes les compétences en interne. Par ailleurs, cela permet de se confronter à une nouvelle ouverture d’esprit et de s’ouvrir à d’autres façons de travailler.. Nous avons mis en avant le côté agile que permet Malt et la flexibilité qui est un point fort. Les achats et la direction juridique ont d’ailleurs été très agiles sur le sujet pour nous accompagner. Donc cela n’a pas été un problème !

Christophe Solier : Et puis, il faut dire que, dans notre ADN, on est là pour être comme des trublions et amener de nouvelles façons de travailler. Donc le recours à Malt était hyper logique. On peut désormais travailler avec un expert rapidement après le premier contact.

Dalila Madine : Oui et un marché cadre est en cours avec Malt afin de rendre le process achat encore plus fluide.

Au delà des compétences et des recommandations, quelles sont les qualités que vous recherchez chez les freelances ?

Dalila Madine : Avant tout, la flexibilité ! Le plus dur, pour des freelances qui ont l’habitude de travailler avec des startups, c’est de s’acclimater à l’aspect “politique” des grands groupes. Ils se retrouvent parfois un peu dépassés, notamment pour s’adapter aux process et à l’historique de l’entreprise. En définitive, nous recherchons une personne qui a à la fois cette ouverture d’esprit, des compétences que nous n’avons pas en interne mais aussi la capacité de s’adapter à l’environnement, pour nous aider à le changer ensuite.

Et comment est perçu ce choc culturel à GRTgaz ?

Christophe Solier : C’est rafraîchissant ! Pour la plupart, ce sont des personnes qui sortent du moule classique. Par exemple, dernièrement, j’ai demandé à deux freelances de se présenter sur le réseau social de l’entreprise. Ils se sont présentés de façon originale avec un selfie assez drôle. C’est à la fois anecdotique et révélateur car c’est tellement différent de ce qu’on voit d’habitude !

Pour finir, quels sont les éléments indispensables pour une collaboration réussie selon vous ?

Dalila Madine : Au début de la mission, il faut prendre beaucoup de temps pour cadrer la mission et expliquer l’organisation et les processus internes. Nous avons tendance à penser que la “greffe” va être très facile pour les freelances, cela n’est pas toujours le cas car nos processus peuvent leur paraître très complexes.

Christophe Solier : Oui, il faut prendre le temps de leur partager la culture de l’entreprise. Pour le reste, adaptation et intelligence relationnelle sont essentielles.

Dalila Madine : Et puis, il faut bien avoir en tête que cela change complètement les relations. Avant, avec les cabinets de conseils, nous étions dans une logique fournisseurs – clients. Maintenant, ce que nous recherchons, du moins au pôle digital, c’est une relation de partenaires avec les freelances !

Pour aller plus loin : découvrez le témoignage de Mélissa, coach design thinking freelance pour GRTgaz, inscrite sur Malt.