Quel statut choisir au moment de devenir indépendant ?

Se lancer en freelance est un challenge en soi, et l’un d’eux est de choisir son statut ! Chacun offre des options différentes, et il est important de les étudier avant de se lancer. Pour simplifier ce choix, voici des tableaux récapitulatifs des particularités des micro-entreprise, EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limité), EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limité) et SASU (société par actions simplifiées unipersonnelle).

I. Une entreprise individuelle, se lancer dans la simplicité

La micro-entreprise est le statut idéal du freelance débutant, tandis que l’EI et EIRL offrent plus de contraintes pour davantage de garanties. Il est plus facile (et gratuit) de créer un statut de micro-entrepreneur, et cela induit moins d’obligations. Le patrimoine personnel est lié à l’entreprise : un micro-entrepreneur ou un entrepreneur individuel peut voir ses biens saisis à cause des dettes de sa micro-entreprise. C’est la seule différence entre une EI et une EIRL, qui elle dissocie l’entreprise des biens de son dirigeant. Un micro-entrepreneur dans l’achat-vente deviendra une EI s’il dépasse 170 000€ de chiffre d’affaires par an, 70 000€ dans le cas de prestation de services.

II. Une société unipersonnelle, pour les freelances confirmés

L’EURL est une entreprise de proximité tandis que la SASU est le statut du freelance expert. Alors qu’une SASU est une petite entreprise (le dirigeant est d’ailleurs au régime général des salariés !) l’EURL est plus familiale, idéale pour un couple qui travaille ensemble. Pour résumer, l’EURL peut être une bonne idée, même pour commencer !, lorsque vous travaillez en famille, tandis que la SASU est plus adaptée à un indépendant qui a déjà roulé sa bosse et déjà vécu l’aventure entrepreneuriale.

III. La Maison des Artistes, un statut particulier

En début d’activité, vous pouvez faire le choix entre le statut de micro-entrepreneur (auto-entrepreneur) et celui d’artiste-auteur. Si tu choisis le second, vous serez alors rattaché à la Maison des Artistes (MDA) ou à l’AGESSA selon votre métier. Ce statut est vraiment à part alors nous vous suggérons de consulter l’article posté par Shine sur le sujet du statut des créatifs indépendants.

IV. Dans tous les cas

Quoi que vous choisissez, cela aura des conséquences, que ce soit dans vos obligations comptables, votre régime social ou fiscal, votre retraite…  Etre freelance a beaucoup d’avantages et des inconvénients qui sont propres à  chaque statut. 

Micro-entreprise

  • N’oublie pas de demander l’ACCRE ! Si vous y êtes éligible*, ce dispositif vous permet de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales les trois premières années de votre activité. Attention, vous n’avez que 45 jours pour faire la demande !
  • Le prélèvement libératoire vous permet de payer vos impôts simplement et même dans certains cas de payer moins d’impôts : au dessus de 19 300€ de chiffre d’affaires annuel (attention le plafond pour en bénéficier est de 26 818 € de CA annuel pour une personne seule)
  • Vous devez ouvrir un compte dédié à votre activité professionnelle, mais attention pas besoin d’ouvrir un “compte pro” au sens où les banques l’entendent ! Un compte à part suffit. Vous avez un an pour le créer à compter de la création de votre entreprise.

EI, EIRL, EURL, SASU

  • L’ACCRE vous permet d’être entièrement exonéré-e de cotisations sociales la première année de votre activité. Si vous êtes éligible*, n’oubliez pas de demander à en bénéficier ! Attention, vous n’avez que 45 jours pour faire votre demande à compter de la création de votre activité.
  • Vous devez ouvrir un compte séparé de votre compte personnel dédié à votre activité professionnelle. Le compte “professionnel” défini par les banques à l’ancienne n’est pas obligatoire, mais il faut avoir deux comptes séparés.
  • Vous pouvez déduire vos frais professionnels pour réduire votre bénéfice imposable et payer moins d’impôts. Pour en savoir plus, vous pouvez jeter un œil à cet article de Shine sur la déduction des frais professionnels.

*Sont éligibles à l’ACCRE :

  • Les demandeurs d’emploi indemnisés ou susceptibles de l’être.
  • Les demandeurs d’emploi non indemnisés, ayant été inscrits 6 mois au cours des 18 derniers mois au Pôle emploi. -Les bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS).
  • Les personnes âgées de 18 ans à moins de 26 ans.
  • Les personnes de moins de 30 ans reconnues handicapées ou qui ne remplissent pas les conditions de durée d’activité antérieure pour ouvrir droit aux allocations chômage.
  • Les bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active), ou leur conjoint ou concubin.
  • Les titulaires d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape), s’ils remplissent l’une des conditions ci-dessus.
  • Les bénéficiaires du prestation partagée d’éducation de l’enfant (PrePareE)
  • Les salariés repreneurs d’une entreprise en difficulté (dans le cadre d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire).
  • Les personnes créant ou reprenant une entreprise dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV).

 

Auteur : Chloé Durand

Créatrice de contenu chez Shine.fr

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