Je change de statut de freelance : 5 étapes indispensables

Les missions se multiplient, votre activité se développe et vous êtes sur le point de dépasser le plafond d’auto entrepreneur, fixé à 70 000€ HT ? Bonne nouvelle !

Voici les étapes indispensables pour un passage à un autre statut sans accroc.

Peser le pour et le contre de chaque statut

Commençons par le commencement. Avant d’organiser votre comptabilité, étudiez bien les avantages et désavantages de chaque statut en fonction de vos priorités personnelles. Vous devez également faire ce choix selon les nouvelles charges salariales qui vont avec chaque statut.

La SASU (Société par Actions Simplifiée) : le choix de la sécurité

Avec ce statut, vous restez au régime général de la sécurité sociale. La contrepartie est un taux de cotisation sociale sur votre salaire plus élevé qu’en EURL.

L’ERL ou SARL (Société Anonyme a Responsabilité Limitée)

En optant pour ce statut, vous devenez gérant associé unique de votre société. Vous êtes affilié au régime social des travailleurs indépendants. Vous pouvez également bénéficié du régime de micro-entreprise.

L’EIRL (entreprise individuelle)

L’entreprise individuelle classique nécessite peu de formalités de gestion et des coûts de création faibles. Or, le taux de cotisation sociale est plus élevé qu’en EURL et il n’est pas possible de séparer sa rémunération des bénéfices de la société.

Pour aller plus loin dans les détails, nous vous conseillons la lecture de cet article rédigé par Quentin, COO de Malt.

Organiser sa trésorerie

Après avoir fait le choix de votre prochain statut, le cabinet comptable Novaa peut préparer pour vous tout le volet administratif. Il vous propose également de créer votre statut avec le dépôt du dossier et la réception du Kbis.

Aussi, sachez que lorsque vous créez une société (autre que AE), vous aurez des frais administratifs de création. Par exemple, il faut prévoir 200€ de frais de greffe et d’annonce légale. Vous devrez aussi déposer un capital avec un minimum obligatoire différent suivant les statuts. Par exemple, en EURL, il est de 1€. Cependant, pour montrer le sérieux de votre projet et rassurer vos futurs clients, nous conseillons de déposer 500€.

Ouvrir un nouveau compte pro

Tous les freelances exerçant une activité sous la forme juridique de “Sociétés de Capitaux” (SC), comme en SASU ou EURL, doivent obligatoirement ouvrir un compte professionnel au nom de la société. Quant au statut EIRL, les freelances ayant ce statut doivent ouvrir un compte professionnel dédié à l’activité et séparé des comptes personnels.

Si l’idée du guichet de banque ne vous séduit pas plus que ça, Qonto permet aux freelances d’ouvrir un compte professionnel 100% en ligne dédié à leur activité en 5 minutes. Ce compte vous donne accès à une Mastercard paramétrable en ligne ainsi qu’à un RIB pour payer, se faire prélever, et être payé facilement en toutes circonstances.

Après la création de votre compte pro, vous pourrez ainsi y déposer un capital, étape indissociable à la création de votre société.

Créer sa société

Terminé le temps de l’entrepreneur individuel : en changeant de statut, vous devez créer votre société unipersonnelle. Contrairement à l’entreprise individuelle, qu’elle prenne la forme d’une EURL ou d’une SASU, elle est dotée d’une personnalité morale et d’un capital social.

Nous vous conseillons de passer par Tiime, l’outil comptable de Novaa, pour le côté gestion. Aussi, Novaa peut s’occuper de vos dépôts de capitaux et de la création de votre société.  Tiime qui vous permet de déposer facilement votre nom de société et de déclarer un siège social

Qualifier ses dépenses

Quitter le statut d’auto entrepreneur vous donne accès à la déduction des dépenses professionnelles. Elles désignent toutes les dépenses effectuées par un travailleur, strictement nécessaires au fonctionnement de son activité.

Sachez également que vous pouvez déduire les dépenses précédant votre création d’entreprise, dans un délai de 3 mois avant cette création.

En cas de contrôle fiscal, il sera important de pouvoir justifier de l’intérêt d’une dépense pour votre activité professionnelle. N’oubliez pas de garder tous vos justificatifs et de reporter le nom de vos clients ou partenaires sur les reçus pour tout ce qui serait lié à une invitation (repas, cadeaux…) !

Même s’il est difficile de dresser une liste exhaustive des frais déductibles, nous vous proposons tout de même un récapitulatif des diverses catégories, au-delà des simples achats de matériels informatiques auxquels on pourrait penser facilement :

  • Frais de déplacement : billets de train, location d’un véhicule…
  • Frais de bouche : déjeuner professionnel par exemple
  • Frais de formation et documentation : inscription à des conférences, souscription à des revues en rapport à votre domaine d’activité…
  • Frais de pub/communication : cartes de visite, achat d’un nom de domaine pour votre site web…
  • Frais télécom : forfait téléphonique, accès internet…
  • Frais liés à votre lieu d’activité : coworking, domiciliation, location de bureaux…

Tiime vous permet notamment de gérer facilement vos justificatifs et factures en utilisant simplement votre smartphone pour les scanner, la synchronisez plus de 200 services en ligne et le le transfert de vos factures reçues par mail.

Sésame vous permet de profiter d’offres exclusives (banque, santé, coworking, formation…) vous facilitant la vie et vous permettant de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : votre métier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *