7 podcasts à suivre sur la tech et le freelancing

Il en pousse des nouveaux chaque jour, et il est de moins en moins facile de faire un choix, entre les émissions, les témoignages, les interviews et les actualités ! On vous a donc fait une petite sélection, à ne pas piquer des hannetons, des meilleurs podcasts à suivre ! Vous y trouverez forcément votre bonheur, que ce soit sur des rubriques sociétales, mais aussi tech & entrepreneuriales ! Alors à vos casques !

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Jamais sans mon Laptop

Chez Malt, il est important de changer de cadre de travail. Pour la concentration mais aussi pour se mettre dans la peau des freelances. Alors chez Malt, on a lancé le Malt Cowork, une tournée des coworkings de France !

C’est au bout de la ligne 11 à Paris que se cache Laptop coworking, au sein d’une ancienne imprimerie aux allures de village dans la ville. Laptop, je l’ai déniché sur Copass*, c’est un des premiers espaces de coworking de Paris, créé en même temps que Mutinerie.

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Quand je vous dis village dans la ville…

Laptopcoworking

Mon cœur bat la chamade, dans 10 secondes j’entre chez Laptop

Thomas m’y accueille pour ma journée de coworking. En bonne coworkeuse, j’arrive avec un objectif précis pour la journée : trier et arranger une base de données super compliquée. Thomas m’attribue donc un bureau dans l’espace réservé aux nomades. De culture UX Design, Laptop accueille une quinzaine de résidents qui occupent les bureaux centraux. Ceux-ci sont entourés de places pour les nomades comme moi et tout ce joli mobilier a été dessiné par Pauline Thomas, la fondatrice, et David Martin, le menuisier hors-pair. Je m’assieds donc à côté d’un autre nomade qui a l’air très concentré. Chez Laptop, on bosse dur, on entendrait une mouche voler ! Ma base de données sera propre à la fin de la journée, j’en suis convaincue.

Laptop coworkingConcentration maximale

Pour le déjeuner, une cuisine accueillante avec thé et café, grands murs à gribouiller et craies fournies. Il fait beau, je préfère aller manger mon sandwich à la Butte du Chapeau Rouge. Derrière les Buttes Chaumont, ce petit parc méconnu du grand public a de la pelouse à revendre. Le grand air donne à mon sandwich des allures de menu gourmet.

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Pic-nic au grand air

L’après-midi c’est conf’call, réunion sur Skype pour les intimes. Je m’isole dans la petite salle de réunion, dans un bâtiment annexe à la salle principale que Thomas qualifie d’espace de discussion. Une salle au rez-de-chaussée avec une autre cuisine (décidément Laptop pousse au grignotage) et un petit bureau fermé en haut.

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La petite salle en question

19h. L’heure du gong de fin chez Laptop, j’ai eu le temps de faire une pause canapé pour que Thomas me raconte les projets que Pauline et lui ont pour Laptop. Agrandissement d’une part pour des bureaux dédiés aux nomades, apéros pitch de l’autre : c’est important que vous sachiez sur quoi travaille votre voisin.

La journée la plus productive de la semaine vous l’aurez compris c’est chez Laptop, de 9h à 19h tous les jours du lundi au vendredi, réservation conseillée.

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Laptopcoworking*Vous êtes libres de travailler partout ? Avec Copass, accédez à tous les meilleurs espaces de coworking avec un seul abonnement. Avec plus de 30 espaces uniques à Paris, 120 en France et 500 dans le monde, vous trouverez toujours l’espace qu’il vous faut quand vous en avez besoin où que vous soyez.

Accéder à la formation quand on est freelance

En 2015 il est impensable pour un professionnel de ne pas se former à de nouvelles techniques ou de nouveaux outils. Les freelances ne sont pas exclus du circuit de formation, bien au contraire, mais le freelance n’ayant pas accès aux formations dispensées aux salariés dans les entreprises, il doit lui même s’organiser pour apprendre et progresser dans son métier et pour conserver son statut d’expert.

Ça vous tente un petit tour de ce à quoi vous avez le droit ? Suivez-nous !

Tout d’abord, en tant que freelance et donc travailleur indépendant, vous êtes liés à l’AGEFICE (retrouvez toutes les infos et les contacts ici : http://www.agefice.fr/), cet organisme est donc votre seul et unique interlocuteur lorsque vous ressentez le besoin d’une formation au sein de votre activité de freelance. Au moins, pas besoin de dialoguer avec plusieurs interlocuteurs, c’est beaucoup plus simple pour tout le monde.

Afin de pouvoir bénéficier de vos droits de formation, il faut être à jour dans votre Contribution à la Formation Professionnelle (CFP), c’est obligatoire pour bénéficier du financement des actions de formations. Rappelons que la CFP est tenu d’être versée en  février dès lors que vous justifiez d’un chiffre d’affaire de 4 670€ et qu’elle représente 0,2% de CA annuel. Pensez à mettre ce montant de côté.

En général, il vous faudra avancer ces frais de formations puisque les organismes ne remboursent que sur la présence des justificatifs suivants :

  • attestation de présence à la formation (signée par le formateur ou l’organisme de formation)
  • facture de l’organisme de formation portant la mention « acquittée »

On vous conseille donc de vous renseigner sur les critères de prise en charge de votre FAF (Fond d’Assurance Formation) avant de vous engager dans une formation. Dans certains cas, vous devez avancer des sommes importantes sans savoir à quel moment vous obtiendrez votre remboursement, c’est toujours embêtant pour votre trésorerie.

Ne vous y prenez pas à la dernière minute puisqu’en général, il faut de 4 à 8 semaines à l’organisme auquel vous êtes lié pour délivrer une réponse.

Se former est très important, en tant que freelance vous avez le droit à ces formations alors n’hésitez-pas à les utiliser pour vous perfectionner dans votre domaine d’expertise ou en découvrir un autre. Vous allez améliorer vos compétences et l’attractivité de votre profil.

Freelance et charges sociales, comment ça marche ?

Si être freelance offre souvent beaucoup plus de flexibilité, c’est également source de complications administratives. En effet, être freelance c’est avant tout se créer son propre emploi. Et qui dit emploi, dit charges sociales ! Il est donc important de comprendre comment fonctionne le calcul et le paiement des charges sociales pour chaque statut.

Si vous êtes freelance auto-entrepreneur

C’est simple vous payez directement vos charges sociales au moment de la déclaration du CA mensuel ou trimestriel auprès de l’URSSAF. C’est ce qu’on appelle le régime micro-social. Le pourcentage varie entre 13 et 23% selon votre activité. Attention, cela ne veut pas forcément dire que vous êtes couvert socialement, il faut en effet déclarer un CA minimum pour pouvoir valider sa protection sociale (par exemple environ 9000 € de CA annuel pour valider 4 trimestres de retraite en profession libérale)

Si vous êtes freelance en entreprise individuelle ou gérant d’une EURL/SARL

Le paiement des cotisations se fait selon un forfait  pour les deux premières années d’activité qui donne lieu à des régularisations.

En effet, en tant que travailleur non salarié, vous déclarez vos revenus annuellement au RSI grâce à la DSI : déclaration sociale des indépendants. Ces revenus correspondent à votre salaire si vous êtes en EURL ou à votre bénéfice si vous êtes en EI.

En attendant de connaitre votre rémunération annuelle, le RSI vous appelle en début d’année des cotisations prévisionnelles basées sur des revenus forfaitaires d’environ 7000€ pour la première année et 10 000€ pour la deuxième C’est sur cette base que vous allez payer des charges sociales prévisionnelles tout au long de l’année, à hauteur de 30 et 45% selon votre activité.

Lorsque vous déclarerez votre revenu annuel définitif via la DSI, le RSI pourra calculer votre « fameuse » régularisation. Il comparera le montant de cotisations dues sur votre revenu réel au montant de cotisations déjà payées pendant l’année. Si vous n’avez pas assez payé de cotisations durant l’année, la régularisation correspondra au solde de cotisations restant à payer. Si vous avez déjà trop payé en cours d’année, la régularisation correspondra au montant dû par le RSI.

Une fois les deux premières années passées, il faut retenir que les cotisations prévisionnelles du début d’année sont calculées sur la base de vos revenus déclarés en N-2. Or il peut il y avoir une grosse différence entre vos revenus N-2 et vos revenus N. Il faut donc faire attention aux régularisations.

Ce système de décalage assez complexe nécessite donc de bien mettre de coté les charges sociales au fur et à mesure pour éviter de se laisser surprendre par les régularisations et avoir des problèmes de trésorerie.

Si vous êtes président de SAS ou mandataire social

Le paiement des cotisations sociales se fait au réel, c’est-à-dire en fonction des salaires déclarés sur votre fiche de paie mensuelle.

Vous continuez de cotiser sur un régime de salarié classique (sans assurance chômage puisque vous êtes mandataire social)  et c’est votre société qui payera les cotisations salariales et patronales trimestriellement. A noter que le taux de charges sociales s’élève à environ 70% du salaire net. C’est un système qui est donc nettement plus simple à suivre mais qui reste assez coûteux.

Le fait de bien avoir connaissance de ces différents systèmes peut également vous permettre de choisir la structure juridique la plus adaptée ou bien le régime de protection sociale qui vous convient le mieux. Renseignez-vous également sur certaines exonérations, telle que l’ACCRE, qui peuvent vous permettre de payer moins de charges sociales la première année.  Enfin, n’hésitez pas à vous faire conseiller à ce sujet par des assureurs ou bien par votre cabinet comptable.

Cet article a été rédigé par notre partenaire Le Net Expert Comptable. 

Crédit photo: Filippo Diotalevi sur Flickr.

Rédacteurs freelances : Attention aux tests gratuits

Ce petit article pour donner un conseil aux rédacteurs, suite à une arnaque assez classique qui nous a été remontée. Il arrive qu’un client demande à un rédacteur d’effectuer une mission « test », i.e. de rédiger un article ou un texte sur un sujet donné, histoire de vérifier avant de s’engager que le rédacteur freelance n’écrit pas avec ses pieds.

C’est bien compréhensible, n’importe qui peut s’afficher rédacteur sur Internet et le client veut simplement la garantie qu’il en aura pour son argent. Nous vous recommandons toutefois de ne pas accepter d’écrire ce type de texte totalement gratuitement. Il arrive en effet que des entreprises malhonnêtes demande 20 tests à 20 freelances différents et hop, 20 articles gratuits dans la poche… Ils disparaissent ensuite dans la nature avec leurs belles promesses de missions à répétition, finalement inexistantes.

Si on vous demande plus d’un paragraphe de test, acceptez de le faire à un prix plus bas que votre tarif habituel, mais jamais gratuit et n’hésitez pas à justifier votre position, après tout, tout travail mérite salaire !

Crédit photo : Keith Williamson sur Flickr

Quels statuts juridiques pour les freelances ?

Vous souhaitez rejoindre le monde des freelances mais la diversité des statuts juridiques vous effraie ? Pas de panique ! Vous pouvez contacter un expert comptable pour avoir les réponses à vos questions, ou tout simplement lire cet article pour vous faire une idée du statut adapté à vos besoins.

L’auto-entreprise : la simplicité avant tout

Comment je crée ? Une déclaration en ligne suffit pour ouvrir comme pour fermer la structure.

C’est pour moi si : Je me lance dans une activité nouvelle, je ne suis pas certain des revenus générés.

A éviter si : Je prévois de faire un chiffre d’affaires supérieur à 32900 € pour la prestation ou 82200 € pour le commerce.

Au niveau administratif : Je paie mes charges sociales et mon impôt sur le revenu en fonction du chiffre d’affaires déclaré. Je n’ai pas besoin de tenir une comptabilité, ni de facturer de TVA.

A retenir : Attention à ne pas dépasser les seuils de l’auto-entreprise pour simplifier vos démarches administratives ! (les dépassements de seuils, on en parle ici)

Le statut d’entreprise individuelle : un statut d’indépendant moins complexe

Comment je crée ? Là encore, une déclaration en ligne suffit.

C’est pour moi si : Je souhaite avoir un statut freelance qui me permet de dépasser les seuils de l’auto entreprise sans pour autant créer une société et ainsi éviter les lourdeurs administratives.

En entreprise individuelle, il existe deux options possibles :

  • la micro-entreprise, si mon CA est inférieur à 32900 €/82200€. Dans ce cas, pas de comptabilité à fournir, ni de TVA à appliquer. Mes frais de fonctionnement sont calculés forfaitairement sur mon chiffre d’affaires.  Je soumets mon chiffre d’affaires à l’impôt sur le revenu
  • le régime réel, si mon CA est supérieur à 32900 €/ 82200€. Une tenue de comptabilité s’impose, je suis soumis à TVA. Le bénéfice comptable est soumis à mon impôt sur le revenu et aux charges sociales du Régime Social des Indépendants (RSI).

A noter que si j’ai une situation fiscale intéressante à titre personnel, on privilégiera probablement cette forme juridique pour minimiser l’imposition de mes revenus professionnels.

A éviter si :

  • Je souhaite protéger mon patrimoine personnel. L’entreprise individuelle ne permet pas la distinction entre votre patrimoine et votre activité.
  • Mes bénéfices sont en croissance et je suis soumis à une tranche d’impôt sur le revenu haute. 

Important : au régime réel, pour que mon bénéfice ne soit  pas majoré de 25% lors de l’imposition à l’impôt sur le revenu, je dois adhérer à une Association de Gestion Agréée ou bien passer par un expert-comptable délivrant ce que l’on appelle le visa fiscal.

La société : l’optimisation sur le long terme

Comment je crée ? Rédaction des statuts, dépôt du capital auprès de la banque, publication d’une annonce légale, immatriculation auprès du greffe : la création d’une société nécessite la préparation d’un dossier plus complexe.

C’est pour moi si : j’envisage une activité sur le long terme, je souhaite faire une distinction entre mon activité professionnelle et mon patrimoine personnel, je cherche à optimiser mon imposition sur les revenus générés par cette activité.

A éviter si : Je n’ai pas de projet sur le long-terme, la création et la fermeture d’une société génèrent des coûts administratifs non négligeables.

Il existe plusieurs types de sociétés. SARL ou SAS sont les deux formes juridiques pouvant correspondre aux freelances. La différence majeure entre les deux statuts juridiques concerne le régime social des dirigeants: les gérants majoritaires de SARL dépendent du Régime social des Indépendants (RSI) alors que les mandataires sociaux de SAS (président et directeur général) dépendent de la Sécurité Sociale générale. Les charges sociales payées sur les salaires versés aux dirigeants sont plus élevées en SAS qu’en SARL, mais la protection sociale n’est pas exactement la même. En revanche, les prélèvements sociaux payés sur les dividendes sont plus faibles en SAS qu’en SARL. Il convient alors de voir  quel schéma correspond le mieux au projet et au dirigeant pour choisir la bonne forme juridique.

Au niveau administratif : Une comptabilité doit être tenue, je suis soumis à TVA. En fin d’année, je dois déposer mes comptes au greffe.

A retenir : La société permet d’optimiser la taxation des revenus professionnels puisque les salaires pris sont imposés à l’impôt sur le revenu et charges sociales, alors que les bénéfices sont imposés à l’impôt sur les sociétés. Le but étant de jouer entre les deux modes d’imposition pour atteindre la meilleure équation.

Chaque projet est différent. Chaque freelance a une situation personnelle et fiscale différente. Il faut donc trouver la forme juridique qui convient le mieux a chacun. Faites-vous conseiller par un expert comptable par exemple pour trouver la forme juridique la plus adaptée !

Cet article est proposé par notre partenaire Le Net Expert Comptable

Comment bien remplir son profil freelance sur Malt ?

Vous avez créé votre profil freelance sur Malt ? C’est un bon début ! Sur la plateforme, votre profil c’est votre vitrine… Il faut donc le chouchouter ! Mais un « bon » profil, c’est quoi au juste ?

Que voit le client en premier ?

Lorsqu’il lance sa recherche, le recruteur arrive d’abord sur les pages de résultats de recherche et ne voit de vous que votre photo, votre nom, votre poste et si vous avez des recommandations. Il faut faire mouche. Dans un premier temps, assurez-vous d’avoir une belle photo (un portrait de vous sur lequel vous êtes professionnel et identifiable) ainsi qu’un intitulé de poste clair. Souvenez-vous d’ailleurs du principe KISS : Keep It Short and Simple ! Ensuite, lancez vos demandes de recommandations à vos contacts professionnels. Il peut s’agir d’anciens clients ou collègues : l’essentiel est qu’ils puissent attester de vos compétences !

Et dans le détail ?

Entrons maintenant dans le vif du sujet : votre profil freelance.

– La description : sans être trop longue, votre description doit expliquer qui vous êtes et ce que vous faites, alors ne la négligez pas ! De même, les rubriques « j’ai travaillé pour » et « j’ai étudié à » sont très importantes. Un profil complet est un profil dont on se souvient… Et c’est aussi un profil que nous pouvons recommander facilement ;)

– Les mots clés : nous conseillons d’en mettre entre 7 et 10. Pour les choisir, faites l’exercice de vous demander par quels mots vous souhaiteriez être contacté, et voilà ! Attention aussi à bien les séparer en tapant sur « entrée ».

– Le portfolio : vous êtes graphiste, DA, développeur front-end ou encore webdesigner ? Mettez vos créations en avant avec le portfolio, c’est un indispensable sur votre profil ! Sur Malt vous pouvez charger jusqu’à 10 visuels, c’est dommage de vous en priver. D’autant que les clients peuvent ne faire apparaître dans les résultats de recherche que les profils freelances ayant un portfolio…

Ça n’a l’air de rien, mais…

Pour se faire repérer sur la plateforme, il convient également d’apparaître en bonne position sur les résultats de recherche. Et là, c’est l’algorithme du moteur de recherche qu’il faut séduire. Pensez donc à mettre votre profil à jour régulièrement, à répondre à toutes les demandes pour soigner votre taux de réponse, et encore une fois, à demander des recommandations. En plus, tous ces éléments ne feront que rassurer votre futur client.

Hop, vous avez toutes les cartes en main !

Passer d’auto-entrepreneur à entreprise individuelle

Beaucoup de freelances se lancent en début en auto-entrepreneurs, pour des raisons de simplicité et de rapidité administrative, mais comment changer de statut, quand par exemple, vous réalisez que vous allez dépasser les seuils de revenus ? Pas de panique, ce n’est pas si compliqué…

Comment créer mon entreprise individuelle ?

Il suffit de préparer les documents suivants et de les renvoyer au greffe ou au centre de formalités des entreprises dont vous dépendez :

  • un formulaire P0
  • une déclaration sur l’honneur de domiciliation, indiquant l’adresse du siège de votre entreprise
  • une déclaration de non condamnation de l’entrepreneur
  • joignez à ces documents une copie de votre carte d’identité et un justificatif de domicile du siège de l’entreprise.

Les démarches peuvent même se faire directement en ligne sur le site infogreffe.

 

Combien vous coûtera votre création d’entreprise ?

Vous n’aurez qu’à payer les frais de greffe pour être immatriculé.

 

 À ne pas oublier avant de lancer la création de votre entreprise individuelle…

N’oubliez pas de radier votre statut d’auto-entrepreneur avant de lancer les démarches de création de votre entreprise individuelle. Vous n’avez en effet pas le droit d’avoir 2 statuts différents ouverts sur la même activité. Pour cela, déclarer votre cessation d’activité sur le site de l’URSAAF.

 

Ça y est ? Votre entreprise est immatriculée ?

Une fois l’entreprise immatriculée,  ouvrez un compte bancaire distinct de votre compte personnel, pour partir sur de bonnes bases et gérer votre activité professionnelle proprement.

 

Qu’est-ce qui va changer concrètement, maintenant que vous êtes une entreprise individuelle ?

Des changements au niveau fiscal, déjà : votre impôt ne sera plus calculé sur votre chiffre d’affaires, mais sur vos bénéfices (chiffre d’affaires – dépenses). C’est ce montant que vous déclarerez sur votre déclaration d’impôt sur le revenu chaque année. Point positif : vos dépenses professionnelles seront désormais prises en compte dans les infos déclarées aux impôts.

Attention ! Si vous ne voulez pas que cette base imposable soit majorée de 25%, vous devrez adhérer à une AGA ou un CGA, une Association de Gestion Agrée ou Centre de Gestion Agréé. Ces organismes contrôlent la cohérence de vos comptes chaque année. S’ils valident vos comptes, vos bénéfices ne seront pas majorés.

Depuis peu, votre cabinet d’expertise comptable peut réaliser cette prestation de « Visa fiscal » et vous éviter la majoration de 25%. Demandez-lui !

En passant en entreprise, n’oubliez pas la TVA ! Vous allez sans doute être soumis à TVA maintenant que vous n’êtes plus auto-entrepreneur. Vous devrez donc appliquer de la TVA sur les factures envoyées à vos clients, et déclarer cette TVA aux impôts.

Mais quel régime de TVA choisir ? Pour éviter les mauvaises surprises de fin d’année et mieux lisser vos sorties de trésorerie, le site du net expert comptable conseille d’opter pour le régime « mini-réel ». Les déclarations de TVA seront alors à faire mensuellement.

Le passage en entreprise implique également des changements au niveau social. Vos charges sociales seront désormais calculées sur vos bénéfices, tout comme l’impôt sur le revenu. Point important : votre taux de charges sociales passera à 40% en moyenne en entreprise individuelle, si vous ne dépendez pas de caisses particulières comme la Maison Des Artistes.

Enfin, chaque année, vous serez obligé de tenir une comptabilité. Vous devrez notamment réaliser un bilan de fin d’année et déposer une liasse fiscale aux impôts.

Vous n’avez pas tout compris ? N’hésitez pas à vous faire accompagner par un cabinet d’expertise comptable pour faciliter vos démarches.

Crédit photo : Ashley Fisher

Auto-entrepreneurs : Attention au dépassement des seuils

Depuis quelques années, l’auto-entreprise séduit de nombreux freelances. Facilité de création et de gestion, taux d’imposition réduits, le statut offre de nombreux avantages pour lancer son activité. Mais attention à ne pas tomber dans le piège du dépassement des seuils de chiffre d’affaires. Vous pourriez alors connaître l’enfer administratif…

 

Quelle est ma limite de chiffre d’affaires si je suis auto-entrepreneur ?

Pour bénéficier du statut d’auto-entrepreneur, votre chiffre d’affaires ne doit pas dépasser les seuils suivants :

  • 82 200€ pour les activités de vente ou de prestations d’hébergement.                                 
  • 32 900€ pour les autres prestations de services et  professions libérales (le cas pour la plupart des freelances)

Première chose à savoir, ces seuils sont valables pour 12 mois d’activité. Attention donc à la première année : les seuils seront calculés au prorata temporis, en fonction du nombre de mois d’activité.

Par exemple, si vous avez démarré votre activité libérale au 01/06/2014, alors la limite de chiffre d’affaires encaissé sur la période est de (32 900/12) * 7 soit 19 192 € pour 2014.

 

Que se passe-t-il si je dépasse mon seuil auto-entrepreneur ?

Si vous dépassez ces seuils une année, vous pourrez rester auto-entrepreneur l’année suivante, si votre chiffre d’affaires ne dépasse pas les seuils suivants :

  • 90 300€ pour les activités de vente ou de prestations d’hébergement
  • 34 900€ pour les autres prestations de services et  professions libérales.

Si vous dépassez ces derniers seuils, vous changerez automatiquement de régime.

Soyez vigilants, ces seuils de tolérance ne sont pas valables pour la première année d’activité. Le dépassement des premiers seuils évoqués implique la perte du statut d’auto-entrepreneur.

Autre point important : si votre CA est compris pendant deux années consécutives entre 82 200€ et 90 300€ (ou 32 900€ et 34 900€ en prestations de services), vous perdrez le statut d’auto-entrepreneur l’année suivante.

 

Perdre mon statut d’auto-entrepreneur, qu’est-ce que ça signifie ?

  • Vous basculez automatiquement en entreprise individuelle, qui n’est peut-être pas la forme juridique la plus adaptée à votre activité et la plus intéressante fiscalement
  • Vous êtes soumis à TVA à partir du 1er jour de dépassement du seuil de CA. Vous devez appliquer de la TVA sur vos factures clients à partir de cette date. Vous devrez donc sans doute modifier des factures déjà envoyées à vos clients et réaliser des déclarations de TVA rétroactives (risque de pénalité)
  • Vous continuez à payer vos cotisations sociales sur votre chiffres d’affaires jusqu’au 31 décembre de l’année en cours. Vos charges sociales seront calculées sur vos bénéfices à partir de l’année suivante. Mais il y a un grand risque de confusion pour les caisses sociales entre votre dossier d’auto-entrepreneur  et votre dossier d’entrepreneur individuel.
  • Vous passez au régime réel d’imposition à partir du 1er janvier de l’année civile en cours.  Autrement dit, vous devez établir une comptabilité et fournir un bilan sur la totalité de l’année dès l’année de dépassement des seuils.
  • Vous paierez votre impôt sur le revenu sur vos bénéfices, qui sera sans doute majoré de 25%, si votre dépassement de seuil intervient 5 mois après votre début officiel d’activité ou bien après le 31/05 de l’année. En effet, pour ne pas être majoré, vous êtes sensé adhérer à une Association de gestion Agréée ou un Centre de Gestion Agréé dans les 5 mois du démarrage de votre activité.

 

Bonne nouvelle : à partir de 2015, les choses se simplifieront. En effet, le dépassement de seuil entrainera uniquement un passage à TVA au 1er jour de dépassement. Le passage au régime réel d’imposition sera, quant à lui, reporté à l’année civile suivante.

Le dépassement de seuils peut avoir un impact important sur votre fiscalité, mais aussi sur vos relations avec vos clients si vous devez leur appliquer de la TVA de manière rétroactive.

Soyez donc vigilants et anticipez le dépassement de seuils ! Cela vous permettra d’éviter beaucoup de complications administratives. N’hésitez pas à vous faire conseiller pour choisir le statut juridique le plus adapté et le plus intéressant pour vous !

Cet article a été proposé par Le Net Expert Comptable (@NetExpertCompta), un cabinet d’expertise comptable 100% en ligne.

Crédit Photo : 401(K)2012

Auto-Entrepreneur en EIRL, quel intérêt ?

Voici un petit article technique, rédigé par auto-entrepreneur.fr pour No Cravate :

Lorsque vous envisagez de vous mettre à votre propre compte, il est important de vous interroger sur le statut juridique le plus adapté à votre projet.

Sachez qu’une activité peut être exercée sous deux formes juridiques : l’entreprise individuelle et la société. L’entreprise individuelle peut être une solution si vous souhaitez démarrer seul(e).

Une entreprise individuelle correspond à une activité économique développée par une personne physique, seule, en son nom propre. Cette personne, appelée le chef d’entreprise, affecte à l’activité un certain nombre de biens de son patrimoine personnel. La nature de l’activité exercée par le travailleur indépendant peut être de nature artisanale, commerciale, libérale ou encore agricole.

Le dispositif de  l’Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée (EIRL), est ouvert à tous les entrepreneurs individuels, y compris aux auto-entrepreneurs. (C.com, art. L. 526-6, al. 1er) La loi vise à permettre aux auto-entrepreneurs de conserver la simplicité de leur régime spécifique, tout en bénéficiant de la protection que leur procure la séparation de leur patrimoine.

Pourquoi choisir le régime EIRL ?

 

Le régime de l’EIRL permet de limiter les risques financiers en cas d’échec.

La responsabilité financière de l’entrepreneur est donc limitée à hauteur de la déclaration d’affectation de patrimoine déposée auprès d’un registre dédié tenu selon le type d’activité par les greffiers du tribunal de commerce, les chambres des métiers ou les chambres de l’agriculture. Pour les auto-entrepreneurs, et les professions libérales, le coût de la déclaration d’affectation du patrimoine s’élève à 56€ environ.

Le régime de l’EIRL est susceptible d’intéresser les auto-entrepreneurs qui s’inscrivent dans un véritable projet d’entreprise comme ceux qui contractent un emprunt ou ceux dont l’activité est potentiellement génératrice de mise en cause de leur responsabilité personnelle. Par exemple, pour les activités relevant de l’artisanat du bâtiment.

Les contraintes de l’EIRL

Si vous décidez d’opter pour le dispositif EIRL, vous êtes soumis à des obligations comptables relativement contraignantes :

– Ouvrir un ou plusieurs compte(s) bancaire(s) exclusivement dédié(s) à l’activité professionnelle visée par la déclaration d’affectation.

– Tenir une comptabilité autonome pour cette activité.

– Publier ses comptes annuels auprès du registre où a été déposée la déclaration d’affectation.

Quel régime fiscal pour l’auto-entrepreneur en EIRL ?

L’auto-entrepreneur en EIRL est assujetti à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) s’il est commerçant/artisan, des bénéfices non commerciaux (BNC) s’il est professionnel libéral.

Sachez que l’option de l’impôt pour les sociétés (IS) n’est pas ouverte au régime fiscal de la micro entreprise (CGI, nouv. art. 1655.) Ainsi, l’AERL (auto-entrepreneur à responsabilité limité), qu’il ait opté pour l’EIRL au début ou en cours d’activité, reste soumis au régime fiscal et social classique de l’auto-entrepreneur.

Les obligations qui pèsent sur les entrepreneurs individuels à responsabilité limité sont donc assez contraignantes, il n’est donc pas certain que l’auto-entrepreneur qui opte pour l’EIRL y trouve véritablement son compte : ce qu’il pourra gagner en sécurité, il est probable qu’il le perde en simplicité.
Plus d’informations sur auto-entrepreneur.fr

 

Crédit photo : Luxomedia