Auto-Entrepreneur en EIRL, quel intérêt ?

Voici un petit article technique, rédigé par auto-entrepreneur.fr pour No Cravate :

Lorsque vous envisagez de vous mettre à votre propre compte, il est important de vous interroger sur le statut juridique le plus adapté à votre projet.

Sachez qu’une activité peut être exercée sous deux formes juridiques : l’entreprise individuelle et la société. L’entreprise individuelle peut être une solution si vous souhaitez démarrer seul(e).

Une entreprise individuelle correspond à une activité économique développée par une personne physique, seule, en son nom propre. Cette personne, appelée le chef d’entreprise, affecte à l’activité un certain nombre de biens de son patrimoine personnel. La nature de l’activité exercée par le travailleur indépendant peut être de nature artisanale, commerciale, libérale ou encore agricole.

Le dispositif de  l’Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée (EIRL), est ouvert à tous les entrepreneurs individuels, y compris aux auto-entrepreneurs. (C.com, art. L. 526-6, al. 1er) La loi vise à permettre aux auto-entrepreneurs de conserver la simplicité de leur régime spécifique, tout en bénéficiant de la protection que leur procure la séparation de leur patrimoine.

Pourquoi choisir le régime EIRL ?

 

Le régime de l’EIRL permet de limiter les risques financiers en cas d’échec.

La responsabilité financière de l’entrepreneur est donc limitée à hauteur de la déclaration d’affectation de patrimoine déposée auprès d’un registre dédié tenu selon le type d’activité par les greffiers du tribunal de commerce, les chambres des métiers ou les chambres de l’agriculture. Pour les auto-entrepreneurs, et les professions libérales, le coût de la déclaration d’affectation du patrimoine s’élève à 56€ environ.

Le régime de l’EIRL est susceptible d’intéresser les auto-entrepreneurs qui s’inscrivent dans un véritable projet d’entreprise comme ceux qui contractent un emprunt ou ceux dont l’activité est potentiellement génératrice de mise en cause de leur responsabilité personnelle. Par exemple, pour les activités relevant de l’artisanat du bâtiment.

Les contraintes de l’EIRL

Si vous décidez d’opter pour le dispositif EIRL, vous êtes soumis à des obligations comptables relativement contraignantes :

– Ouvrir un ou plusieurs compte(s) bancaire(s) exclusivement dédié(s) à l’activité professionnelle visée par la déclaration d’affectation.

– Tenir une comptabilité autonome pour cette activité.

– Publier ses comptes annuels auprès du registre où a été déposée la déclaration d’affectation.

Quel régime fiscal pour l’auto-entrepreneur en EIRL ?

L’auto-entrepreneur en EIRL est assujetti à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) s’il est commerçant/artisan, des bénéfices non commerciaux (BNC) s’il est professionnel libéral.

Sachez que l’option de l’impôt pour les sociétés (IS) n’est pas ouverte au régime fiscal de la micro entreprise (CGI, nouv. art. 1655.) Ainsi, l’AERL (auto-entrepreneur à responsabilité limité), qu’il ait opté pour l’EIRL au début ou en cours d’activité, reste soumis au régime fiscal et social classique de l’auto-entrepreneur.

Les obligations qui pèsent sur les entrepreneurs individuels à responsabilité limité sont donc assez contraignantes, il n’est donc pas certain que l’auto-entrepreneur qui opte pour l’EIRL y trouve véritablement son compte : ce qu’il pourra gagner en sécurité, il est probable qu’il le perde en simplicité.
Plus d’informations sur auto-entrepreneur.fr

 

Crédit photo : Luxomedia

Devenir freelance, quelques conseils financiers avant de faire le grand saut

En secret, vous rêvez de passer freelance depuis un petit moment déjà, mais voilà, le risque, le salaire, l’URSAFF, les charges, les clients… C’est plus fort que vous, vous avez peur de finir ruiné, vous n’osez pas. Bonne nouvelle, cet article de FORBES, que nous avons résumé en français, devrait vous aider à sauter le pas…

4 employés sur 5 aspirent à devenir freelances et 36% de ceux qui sont freelances en plus de leur travail voudraient l’être à plein temps, selon une étude réalisée par Freelancers Union. Une statistique pas vraiment surprenante, compte tenu des avantages du freelancing, notamment de la flexibilité de l’emploi du temps (la 2e cause du choix du freelancing pour 42% des freelances interrogés, la première étant la possibilité de gagner plus d’argent).

Mais le freelance est aussi sujet à un revenu irrégulier, et trouver des clients n’est pas toujours évident, comme l’expliquent la moitié des participants au sondage.

Si vous êtes un CDI aspirant à la vie de freelance, mais que la peur d’une perte de revenus vous effraie, voilà quelques conseils qui devraient vous aider à surmonter votre peur financière

 

Avant de vous lancer en freelance, assurez vos arrières

 

Que vous vouliez devenir prof de yoga ou lancer une application mobile, gardez en tête que devenir freelance signifie lancer votre entreprise. Pour lancer une entreprise, vous devez garder un état d’esprit « business ». C’est important de ne pas l’oublier et de mettre en place des systèmes qui vous permettront d’assurer financièrement votre entreprise, sans que vous épuisiez votre énergie à stresser toute la journée sur des problèmes d’argent.

 

Constituez une épargne d’urgence

 

Mettez de côté l’équivalent de 6 mois de vie quotidienne (loyer, transports, alimentation…). En cas de problème, vous savez que vous avez de quoi vous retourner.

 

Réduisez vos risques financiers avant de démissionner

 

Pouvez-vous réduire votre temps de travail actuel de quelques heures et les utiliser pour trouver des clients ? Pouvez-vous effectuer quelques missions en freelance avant de démissionner, afin d’avoir déjà quelques clients ? Cela vous permettrait d’assurer un petit revenu de base dès le début de votre entreprise et de limiter votre risque financier…

 

Revoyez votre budget et mettez de côté ce dont vous avez besoin pour votre lancement en freelance

 

Diminuez les dépenses inutiles et prévoyez de quoi assurer votre vie quotidienne les deux-trois premiers mois (en plus de l’épargne d’urgence). Faites une estimation honnête de votre budget mensuel, une projection réaliste du temps qu’il vous faudra pour trouver suffisamment de clients pour couvrir ce budget. Ayez un chiffre concret en tête, 5000, 7000, 10 000€, si c’est ce qu’il vous faut pour vous lancer, mettez cet argent de côté (en plus de votre épargne d’urgence) !

Cette somme vous permet de vous lancer sans risque. Si votre carrière freelance ne décolle pas, vous aurez de quoi retomber sur vos pattes le temps de trouver un travail, il ne vous reste donc plus qu’une seule étape : la démission !

 Lire l’article complet et en VO 

 

I’m a FREELANCE, this doesn’t mean I will work for free !*

Quand un designer freelance fait le buzz sur la toile en refusant le travail gratuit.

Dan Cassaro, jeune designer new-yorkais de renom, sait comment dire non aux annonceurs sans scrupule. Showtime (chaîne Tv américaine connue pour la série Dexter) lui  a proposé une mission de design pour promouvoir un match de boxe entre deux colosses. Le seul hic étant que cette mission n’allait pas être rémunérée et, qu’elle prendrait la forme d’un concours où plusieurs designers « s’affrontent » en proposant les meilleurs design. Mais attention, le « gagnant » aura tout de même l’honneur de se rendre à Las Vegas aux frais de Showtime.

Habitué, mais surtout lassé de lire ce genre de mails de proposition de « compétition » -et non de mission-, ce designer a décidé de réagir. Il a poliment répondu au mail de Showtime, en précisant avec sarcasme son point de vue sur ce type de « concours » et leur a suggéré de penser à rétribuer le travail des professionnels qu’ils font intervenir pour leur marque.

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Suite à la publication de son mail sur Twitter, les encouragements et le soutien de la communauté de designers ont été nombreux (plus de 5000 RT) ! Le geste de Dan Cassaro est très courageux, mais a surtout vocation comme il l’explique à Adweek, de dénoncer publiquement à son réseau, au réseau de son réseau et au monde entier; les pratiques non conventionnelles et contraire à l’éthique de certains annonceurs.

Je suis sûre que vous aussi amis Malters, vous en avez connu beaucoup des mails de ce type. N’hésitez pas à dire un NON (ferme et audible) à ce genre de proposition, pour voir un jour ces pratiques disparaître ! Et voici un Tumblr qui met en lumière et avec humour les écueils de la vie de freelance à éviter ;)

Voir l’article en entier.

* Je suis FREELANCE, mais ça ne signifie pas que je travaille gratuitement.

 

Auto-entrepreneurs, qu’est ce qui change en octobre 2014 ?

Suite au décret (n° 2014-628) du 17 juin 2014, la dématérialisation et le paiement des cotisations sociales des travailleurs indépendants, entrera en vigueur le 1er octobre 2014.

À cette date, tous les auto-entrepreneurs et travailleurs indépendants ne pourront plus déclarer leur chiffre d’affaires par courrier postal. Plus de possibilité donc d’envoyer un chèque et de remplir manuellement (une masse) de paperasse, sous peine de pénalités financières ! Pour ceux qui avaient déjà l’habitude de faire cette déclaration en ligne, rien ne changera, rassurez-vous.

On est sûrs cependant chez Malt, que vous déclariez déjà tous vos cotisations en ligne, c’est un beau geste pour la planète de surcroît ;)

Capture d’écran 2014-08-11 à 16.06.23Marion Gonthier

Community Manager chez Malt