Freelances : comment bien se couvrir en cas d’arrêt maladie ?

Après avoir vu les différences de l’arrêt maladie entre freelances et salariés, Hind, co-fondatrice de Wemind, nous explique comment un freelance peut bien se couvrir lors d’un arrêt maladie et quels sont les contrats à éviter.

Il existe des centaines de contrats de prévoyance sur le marché et au sein de ses contrats des dizaines d’options.
L’idéal, c’est de choisir une couverture identique à celle des salariés, c’est à dire avec les garanties suivantes, comme chez Wemind :

  • 100% des revenus maintenus pendant un arrêt maladie quelle qu’en soit la cause (jusqu’à 3 ans)
  • Au bout de 3 ans (et parfois avant), 100% des revenus pour une personne qui est totalement invalide, en fonction du pourcentage d’invalidité sinon
  • En cas de décès : un capital pour la famille

Définir le montant des revenus

La première chose à faire est de définir le montant de revenus que vous allez couvrir. C’est sur cette base que vous serez indemnisé, potentiellement jusqu’à l’âge de la retraite.

Si vous êtes freelance depuis plus d’un an : vous pouvez prendre comme base les revenus de l’année précédente.

Si c’est votre première année d’activité en tant que freelance : vous pouvez faire une estimation des revenus que vous aurez dans l’année.

Attention : vous ne pourrez pas choisir une somme plus élevée que vos revenus réels, c’est interdit par la loi.

Définir le délai de démarrage de la garantie

La garantie Maintien des revenus peut se déclencher à 3 jours, à 2 semaines ou à 1 mois. Plus le délai de démarrage est éloigné, et plus la cotisation diminue. Si vous pensez que vous avez suffisamment d’argent pour « tenir » pendant un mois sans revenu, vous pouvez choisir de diminuer votre cotisation.

Les garanties : ce qu’il faut éviter

Il est difficile d’y voir clair dans les garanties de maintien des revenus, alors voici pour commencer la liste des garanties qui peuvent vous amener à de mauvaises surprises.

Les contrats « Garantie des Accidents de la Vie » ou « Prévoyance Accident »

Ces contrats peuvent paraitre attractifs en raison de leur prix, une dizaine d’euros par mois en général, mais ils ne garantissent pas de maintien des revenus.

Se couvrir en cas d’accident peut sembler être une bonne idée, mais c’est en réalité une fausse bonne idée. Si vous rentrez dans un hopital et que vous faites le tour de toutes les chambres, vous vous rendrez vite compte que l’immense majorité des personnes présentes ne sont pas là pour un accident, mais pour une maladie. Lorsqu’une personne ne peut pas travailler, c’est rarement lié à un accident et souvent lié à une maladie. Si ces contrats sont moins chers, c’est bien parce qu’ils vous couvrent seulement pour les cas les plus rares. Les contrats Garantie des Accidents de la vie sont encore plus restrictifs : ils vous couvrent seulement en cas d’invalidité mais pas en cas d’arrêt maladie, et ils excluent les accidents de la route.

Les contrats qui vous couvrent seulement en cas d’arrêt maladie

Avec ce type de contrat, vous serez bien couvert en cas d’arrêt maladie. Mais au bout de la durée prévue (6 mois ou un an), vous ne serez plus couvert. Et en cas d’invalidité permanente, vous ne serez pas couvert du tout et vous finirez avec le RSA.

Les contrats qui vous couvrent seulement en cas de décès

C’est une bonne chose d’être couvert en cas de décès, mais ce n’est pas suffisant. En cas d’arrêt maladie ou d’invalidité, là aussi, il ne vous restera que les minimas sociaux.

Les garanties pour être bien couvert

Ce que je vous recommande, c’est de choisir une couverture identique à celle des salariés, c’est à dire avec les garanties suivantes comme nous le faisons chez Wemind :

  • En arrêt maladie : 100% des revenus maintenus quelle que soit la cause (accident ou maladie) et ce jusqu’à 3 ans
  • En invalidité : 100% des revenus pour une personne qui est totalement invalide, et en fonction du pourcentage d’invalidité pour les autres cas.
    en cas de décès : un capital pour la famille, et une rente mensuelle pour les enfants

Ces garanties sont celles qui ont été conçues à l’origine pour les salariés. C’est aussi celles qui sont proposées aux indépendants par les professionnels les plus sérieux du monde de l’assurance et des mutuelles.

N.B. : Ici, pour le cas du salarié, nous traitons uniquement le cas d’un salarié ayant plus d’un an d’ancienneté et sous convention Syntec.

Découvrez notre infographie sur les prestations sociales des freelances, en partenariat avec Wemind.

L’arrêt maladie chez les freelances

Dans le cadre d’un partenariat avec Wemind, nous nous penchons sur les prestations sociales des freelances. Aujourd’hui, Hind, co-fondatrice de Wemind, nous parle des spécificités de l’arrêt maladie chez les freelances.

L’arrêt maladie est une des différences majeures de protection sociale entre freelances et salariés. En cas d’arrêt maladie, un salarié va toucher une somme qui correspond environ à 100% de son salaire net, et ce jusqu’à l’âge de sa retraite. Plus précisément, les indemnisations pour les salariés se divisent en deux parties (exemple d’un salarié cadre rattaché à la convention collective Syntec) :

  • En cas d’arrêt-maladie : il va toucher 50% de ses revenus via la Sécurité Sociale, et 50% via le contrat de prévoyance collectif souscrit par l’entreprise pour ses salariés.
  • En cas d’invalidité totale (jusqu’à l’âge de la retraite) : il va toucher la même chose, mais en fonction de son taux d’invalidité.

Pour les freelances, il y a deux cas de figures très différents :

D’un côté, nous avons les freelances dont les métiers correspondent à des “professions libérales” rattachées au RSI : ce sont les développeurs, les consultants, les chefs de projet… De l’autre, nous avons les freelances des métiers créatifs qui relèvent de la Maison des Artistes. Ce sont notamment les graphistes, les designers, les directeurs artistiques…

Les freelances rattachés au RSI :

Les freelances inscrits au RSI ont des cotisations inférieures à celles des salariés et ne cotisent donc pas du tout pour l’arrêt-maladie. Résultat : ils n’ont pas du tout de revenu en cas d’arrêt maladie.

Il faut savoir qu’en France, un arrêt maladie peut durer jusqu’à 3 ans. Au bout de cette période, l’indemnisation est plafonnée et le salarié est considéré comme invalide. Or personne ne peut tenir sans revenu pendant 3 ans. Les seules solutions pour un freelance qui n’est pas assuré et qui est dans cette situation est de puiser dans son épargne personnelle, puis de demander le RSA. S’il se retrouve dans une situation d’invalidité, même avant la fin des 3 ans, il pourra demander une pension d’invalidité qui est elle-même inférieure au RSA.

Les freelances rattachés à la Maison des Artistes :

Les freelances “créatifs” quand ils sont rattachés à la Maison des Artistes ont des droits plus élevés, alors même qu’ils cotisent moins que les freelances rattachés au RSI. C’est une spécificité qui a été créée spécialement pour eux.

Sachant qu’un arrêt maladie peut durer 3 ans, un graphiste pourra toucher 50% de ses revenus mais seulement pendant 1 an. Pendant les 2 années suivantes, il n’aura rien. S’il est déclaré invalide (ce qui peut arriver avant la fin des 3 ans), il aura droit à la pension d’invalidité de la sécurité sociale qui peut aller jusqu’à 50% de ses revenus.

Ce sont donc des droits supérieurs à ceux des freelances rattachés au RSI, mais très inférieurs à ceux des salariés. Et si l’on y réfléchit, 50% de ses revenus c’est mieux que rien, mais ce n’est pas suffisant pour vivre.

Par exemple, si vous vivez avec 2000€ par mois avec un loyer de 700€ par mois, vivre avec seulement 1000€ par mois n’est pas envisageable sur une durée longue. Or c’est un malentendu qu’on rencontre souvent chez les graphistes. Parce qu’ils sont rattachés au régime général de la sécurité sociale (la CPAM), ils pensent souvent qu’ils seront couverts comme un salarié, mais c’est faux. Là où un salarié est indemnisé à 100%, un graphiste n’est indemnisé qu’à 50% et ce n’est pas suffisant si la maladie se prolonge.

N.B. : Ici, pour le cas du salarié, nous traitons uniquement le cas d’un salarié ayant plus d’un an d’ancienneté et sous convention Syntec.

Découvrez notre infographie sur les prestations sociales des freelances, en partenariat avec Wemind.

Notre baromètre des tarifs freelances repensé !

Après avoir dressé l’état des lieux du freelancing en France dans une étude en partenariat avec Ouishare, Malt continue d’analyser ce phénomène de société. En s’appuyant sur notre base de plus de 45 000 freelances actifs, nous avons complètement repensé notre baromètre des tarifs. Actualisé en temps réel, il détaille avec précision les tarifs des malters actifs selon leur métier, ville et niveau d’expérience.

Notre méthodologie

Sur quels freelances s’appuie ce baromètre ?

Ils s’appuient exclusivement sur les tarifs affichés par les freelances français, inscrits et actifs (profil complet et connexion durant les 3 derniers mois) sur Malt.

Quels sont les métiers concernés ?

La très grande majorité des freelances inscrits sur Malt évoluent dans les secteurs du numérique, de la création visuelle et du marketing. En aucun cas, ce baromètre ne peut servir de références pour l’ensemble des travailleurs indépendants en France.

Quels sont les tarifs retenus par le baromètre ?

Le baromètre s’appuie sur les tarifs affichés par les freelances sur leur profil. Il s’agit d’une estimation de leur prix à la journée, faite par leurs soins. Bien évidemment, ces prix ne sont pas fixes et peuvent être différents selon la durée et la nature de la mission.

Découvrez notre baromètre !

Comment bien cadrer ses missions de freelance ?

Consultant digital et développeur freelance depuis sa première année d’étude à EpitechChris Chaulvet réalise des missions pour des clients divers (pures-players, startups, fonds d’investissements…), tout en assurant une gestion de projet agile.

Comment bien établir un cahier des charges ? Comment éviter certains pièges ? Faut-il établir des règles de communication avec le client ? L’équipe Malt lui a posé quelques questions sur ces sujets !

D’après ton expérience, quelle est l’erreur classique lors de l’établissement du cahier des charges ?

D’après ce que j’ai pu voir, l’erreur la plus courante est une mauvaise expression du besoin par le client. Le client et le freelance ne vont alors pas comprendre la même chose. Ce sont souvent des petits détails, mais ils font perdre du temps à tout le monde. En plus, en général, le client ne revient pas en arrière et n’accepte pas forcément de rajouter du temps supplémentaire.

Comment éviter cela alors ?

Personnellement, quand j’établis un cahier des charges, j’essaye de tout définir à la lettre avec des captures d’écran, des scénarios… Déjà, parce que cela me permet de mieux comprendre le projet mais aussi pour servir de « preuve » en cas de litige.

Comment établies-tu les conditions de paiements ?

Je les établis par rapport à mon prévisionnel, mon fonds de roulement… J’inclus aussi la durée du projet. Par exemple, si le projet dure trois mois et si le client m’impose un paiement à + 30 jours, je ne recevrais l’argent que quatre mois après le début de la mission. C’est vraiment en fonction de ma trésorerie que je peux amener de la souplesse financière au client, et non l’inverse !

Et pour bien communiquer avec le client, quels sont les outils que tu privilégies ?

Avant tout, le téléphone ! J’utilise aussi Teamviewer, Google Doc, Hangouts… Je m’adapte au client, selon ses connaissances. Mais j’essaie toujours de garder les outils que je maîtrise le mieux pour apprendre au client à les utiliser. Mon but, c’est d’apprendre au client à faire la gestion de projet parce qu’il doit être pro-actif pour répondre à mes questions, m’apporter des solutions…

Pour conclure, si tu devais donner trois conseils essentiels pour la gestion client, quels seraient-ils ?

Prendre du recul sur les conditions de paiement pour pouvoir se protéger financièrement. Cela évite des mois où l’on ne peut pas se payer, où les journées sont à rallonge pour rattraper le retard financier…

Prêter attention à la partie gestion de projet. Personnellement, je me fixe une journée par semaine pour rappeler le client afin de faire le point sur les échéances à venir et lui faire valider les tickets.

Faire attention juridiquement sur la protection des données, les accords de confidentialité… Il ne faut pas hésiter à faire appel à un cabinet d’expertise juridique, si besoin.

Pour moi, ce sont vraiment les trois points essentiels qu’il faut retenir :)

Et vous, avez -vous d’autres conseils à partager pour bien cadrer ses missions ?

[Comptabilité Freelance] Les Hop-Ateliers avec le Net Expert Comptable .

Quel choix pour ma structure juridique ? Comment anticiper le dépassement des seuils d’auto-entreprise ? Etc. Nous ne sommes pas tous nés comptables.. mais nos partenaires si !
Avec Le Net Expert Comptable, Malt organise en janvier : deux ateliers sur inscription et un atelier en ligne, ouvert à tous . Clémence et Grégoire, consultants du cabinet Novaa expertise, seront présents pour animer et répondre à toutes vos questions.

Que faire en cas de dépassement des seuils de l’auto-entreprise ?

Le 12 Janvier, Petit déjeuner de 9h30 à 11H30

Si vous vous posez les questions suivantes, cet atelier est fait pour vous :

  • Doit-on attendre de dépasser les seuils de l’AE pour réagir ?
  • Comment anticiper le dépassement des seuils de l’AE ?
  • Quelles possibilités après l’AE ?

[btn type= »default or primary or success or info or warning or danger or link » link= »https://www.eventbrite.fr/e/billets-hop-atelier-depassement-des-seuils-de-lauto-entreprise-30665536445″]Inscriptions ici[/btn]

Comment et pourquoi réaliser un prévisionnel d’activité ?

Le 25 Janvier, Petit déjeuner de 9h30 à 11h30

Si vous vous posez les questions suivantes, cet atelier est fait pour vous :

  • Comment réaliser un prévisionnel d’activité ?
  • Quel est l’intérêt du prévisionnel d’activité ?
  • Quels sont les éléments indispensables à prendre en compte ?

[btn type= »default or primary or success or info or warning or danger or link » link= »https://www.eventbrite.fr/e/billets-hop-atelier-realiser-un-previsionnel-dactivite-comptable-30666313770″]Inscriptions ici[/btn]

Quelle structure juridique choisir ?

Le 30 Janvier , Atelier en ligne à 17h30

Si vous vous posez les questions suivantes, cet atelier est fait pour vous :

  • Quelles sont les formes juridiques possibles pour s’installer en Freelance ?
  • Les avantages et inconvénients de la SARL
  • Les avantages et inconvénients de la SAS
  • Débuter en AE : une nécessité ?
  • Quel impact de la forme juridique sur le statut du dirigeant ?

[btn type= »default or primary or success or info or warning or danger or link » link= »https://attendee.gotowebinar.com/register/5241946254288993281″]Inscriptions ici[/btn]

Une permanence pour toutes vos questions de statuts, comptabilité.

[btn type= »default or primary or success or info or warning or danger or link » link= »https://www.tiime.fr/malt/ »]Comment ça marche ? [/btn]

Attention, pour les ateliers physiques, les places sont limitées. Vous devez être freelance et inscrit sur Malt pour pouvoir bénéficier de cette offre. Toute inscription est définitive. Si vous ne pouvez plus assister à l’événement, merci de nous prévenir 48h avant pour libérer votre place.

A très bientôt !

La Team Malt .

Comment créer votre boîte sans vivre un cauchemar administratif ?

Les démarches juridiques et administratives ne sont pas votre passion ? C’est notre cas aussi ! On vous partage donc notre bon plan, une start-up qu’on a rencontré pour vous : Legalstart.fr. Legalstart vous permet de vous décharger des démarches juridiques et administratives. Vous pourrez ainsi consacrer 100% de votre temps sur votre activité de freelance !

Kezaco ?

Legalstart.fr, c’est la première plateforme 100% en ligne de services juridiques pour les professionnels. La startup est née d’un besoin de simplicité et d’expertise des freelances qui n’avaient jusqu’alors pas de solution adaptée pour répondre à leurs besoins juridiques. Pourtant, plusieurs sondages montrent que les freelances estiment que le coût d’intervention des avocats est trop élevé et que les démarches administratives sont trop lourdes !

Concrètement, on vous présente Legalstart.fr car on trouve que ça répond très bien à ce qu’on vient d’évoquer ci-dessus :

  • une solution 100% en ligne de génération automatique de documents juridiques,
  • la gestion automatisée des formalités (greffe, INPI, Urssaf, préfectures),
  • une plateforme de mise en relation avec des avocats spécialisés pour les besoins complexes.

Legalstart peut vous accompagner dans beaucoup d’étapes de votre vie de freelance, de la création de votre statut au suivi administratif et juridique de votre entreprise (création de votre statut, changement de statut, déclaration auto-entrepreneur, demande d’ACCRE…)

L’avantage, c’est que les démarches sont réalisées directement en ligne, rapidement et à des prix très concurrentiels (jusqu’à 80% moins cher que les solutions traditionnelles). Par exemple, pour une création d’entreprise, les statuts sont générés automatiquement et la formalité d’immatriculation est réalisée numériquement. C’est simple mais aussi sur-mesure puisque vos documents, rédigés par des avocats spécialisés, restent personnalisables à tout moment. Et si vous avez besoin d’une expertise juridique sur des problématiques plus complexes, les avocats partenaires sont là pour vous conseiller.

Pour éviter de se perdre dans les méandres administratives, c’est donc la solution qu’on vous recommande ! Pour en savoir plus, rendez-vous sur legalstart.fr ;)

Quels statuts juridiques pour les freelances ?

Vous souhaitez rejoindre le monde des freelances mais la diversité des statuts juridiques vous effraie ? Pas de panique ! Vous pouvez contacter un expert comptable pour avoir les réponses à vos questions, ou tout simplement lire cet article pour vous faire une idée du statut adapté à vos besoins.

L’auto-entreprise : la simplicité avant tout

Comment je crée ? Une déclaration en ligne suffit pour ouvrir comme pour fermer la structure.

C’est pour moi si : Je me lance dans une activité nouvelle, je ne suis pas certain des revenus générés.

A éviter si : Je prévois de faire un chiffre d’affaires supérieur à 32900 € pour la prestation ou 82200 € pour le commerce.

Au niveau administratif : Je paie mes charges sociales et mon impôt sur le revenu en fonction du chiffre d’affaires déclaré. Je n’ai pas besoin de tenir une comptabilité, ni de facturer de TVA.

A retenir : Attention à ne pas dépasser les seuils de l’auto-entreprise pour simplifier vos démarches administratives ! (les dépassements de seuils, on en parle ici)

Le statut d’entreprise individuelle : un statut d’indépendant moins complexe

Comment je crée ? Là encore, une déclaration en ligne suffit.

C’est pour moi si : Je souhaite avoir un statut freelance qui me permet de dépasser les seuils de l’auto entreprise sans pour autant créer une société et ainsi éviter les lourdeurs administratives.

En entreprise individuelle, il existe deux options possibles :

  • la micro-entreprise, si mon CA est inférieur à 32900 €/82200€. Dans ce cas, pas de comptabilité à fournir, ni de TVA à appliquer. Mes frais de fonctionnement sont calculés forfaitairement sur mon chiffre d’affaires.  Je soumets mon chiffre d’affaires à l’impôt sur le revenu
  • le régime réel, si mon CA est supérieur à 32900 €/ 82200€. Une tenue de comptabilité s’impose, je suis soumis à TVA. Le bénéfice comptable est soumis à mon impôt sur le revenu et aux charges sociales du Régime Social des Indépendants (RSI).

A noter que si j’ai une situation fiscale intéressante à titre personnel, on privilégiera probablement cette forme juridique pour minimiser l’imposition de mes revenus professionnels.

A éviter si :

  • Je souhaite protéger mon patrimoine personnel. L’entreprise individuelle ne permet pas la distinction entre votre patrimoine et votre activité.
  • Mes bénéfices sont en croissance et je suis soumis à une tranche d’impôt sur le revenu haute. 

Important : au régime réel, pour que mon bénéfice ne soit  pas majoré de 25% lors de l’imposition à l’impôt sur le revenu, je dois adhérer à une Association de Gestion Agréée ou bien passer par un expert-comptable délivrant ce que l’on appelle le visa fiscal.

La société : l’optimisation sur le long terme

Comment je crée ? Rédaction des statuts, dépôt du capital auprès de la banque, publication d’une annonce légale, immatriculation auprès du greffe : la création d’une société nécessite la préparation d’un dossier plus complexe.

C’est pour moi si : j’envisage une activité sur le long terme, je souhaite faire une distinction entre mon activité professionnelle et mon patrimoine personnel, je cherche à optimiser mon imposition sur les revenus générés par cette activité.

A éviter si : Je n’ai pas de projet sur le long-terme, la création et la fermeture d’une société génèrent des coûts administratifs non négligeables.

Il existe plusieurs types de sociétés. SARL ou SAS sont les deux formes juridiques pouvant correspondre aux freelances. La différence majeure entre les deux statuts juridiques concerne le régime social des dirigeants: les gérants majoritaires de SARL dépendent du Régime social des Indépendants (RSI) alors que les mandataires sociaux de SAS (président et directeur général) dépendent de la Sécurité Sociale générale. Les charges sociales payées sur les salaires versés aux dirigeants sont plus élevées en SAS qu’en SARL, mais la protection sociale n’est pas exactement la même. En revanche, les prélèvements sociaux payés sur les dividendes sont plus faibles en SAS qu’en SARL. Il convient alors de voir  quel schéma correspond le mieux au projet et au dirigeant pour choisir la bonne forme juridique.

Au niveau administratif : Une comptabilité doit être tenue, je suis soumis à TVA. En fin d’année, je dois déposer mes comptes au greffe.

A retenir : La société permet d’optimiser la taxation des revenus professionnels puisque les salaires pris sont imposés à l’impôt sur le revenu et charges sociales, alors que les bénéfices sont imposés à l’impôt sur les sociétés. Le but étant de jouer entre les deux modes d’imposition pour atteindre la meilleure équation.

Chaque projet est différent. Chaque freelance a une situation personnelle et fiscale différente. Il faut donc trouver la forme juridique qui convient le mieux a chacun. Faites-vous conseiller par un expert comptable par exemple pour trouver la forme juridique la plus adaptée !

Cet article est proposé par notre partenaire Le Net Expert Comptable

Passer d’auto-entrepreneur à entreprise individuelle

Beaucoup de freelances se lancent en début en auto-entrepreneurs, pour des raisons de simplicité et de rapidité administrative, mais comment changer de statut, quand par exemple, vous réalisez que vous allez dépasser les seuils de revenus ? Pas de panique, ce n’est pas si compliqué…

Comment créer mon entreprise individuelle ?

Il suffit de préparer les documents suivants et de les renvoyer au greffe ou au centre de formalités des entreprises dont vous dépendez :

  • un formulaire P0
  • une déclaration sur l’honneur de domiciliation, indiquant l’adresse du siège de votre entreprise
  • une déclaration de non condamnation de l’entrepreneur
  • joignez à ces documents une copie de votre carte d’identité et un justificatif de domicile du siège de l’entreprise.

Les démarches peuvent même se faire directement en ligne sur le site infogreffe.

 

Combien vous coûtera votre création d’entreprise ?

Vous n’aurez qu’à payer les frais de greffe pour être immatriculé.

 

 À ne pas oublier avant de lancer la création de votre entreprise individuelle…

N’oubliez pas de radier votre statut d’auto-entrepreneur avant de lancer les démarches de création de votre entreprise individuelle. Vous n’avez en effet pas le droit d’avoir 2 statuts différents ouverts sur la même activité. Pour cela, déclarer votre cessation d’activité sur le site de l’URSAAF.

 

Ça y est ? Votre entreprise est immatriculée ?

Une fois l’entreprise immatriculée,  ouvrez un compte bancaire distinct de votre compte personnel, pour partir sur de bonnes bases et gérer votre activité professionnelle proprement.

 

Qu’est-ce qui va changer concrètement, maintenant que vous êtes une entreprise individuelle ?

Des changements au niveau fiscal, déjà : votre impôt ne sera plus calculé sur votre chiffre d’affaires, mais sur vos bénéfices (chiffre d’affaires – dépenses). C’est ce montant que vous déclarerez sur votre déclaration d’impôt sur le revenu chaque année. Point positif : vos dépenses professionnelles seront désormais prises en compte dans les infos déclarées aux impôts.

Attention ! Si vous ne voulez pas que cette base imposable soit majorée de 25%, vous devrez adhérer à une AGA ou un CGA, une Association de Gestion Agrée ou Centre de Gestion Agréé. Ces organismes contrôlent la cohérence de vos comptes chaque année. S’ils valident vos comptes, vos bénéfices ne seront pas majorés.

Depuis peu, votre cabinet d’expertise comptable peut réaliser cette prestation de « Visa fiscal » et vous éviter la majoration de 25%. Demandez-lui !

En passant en entreprise, n’oubliez pas la TVA ! Vous allez sans doute être soumis à TVA maintenant que vous n’êtes plus auto-entrepreneur. Vous devrez donc appliquer de la TVA sur les factures envoyées à vos clients, et déclarer cette TVA aux impôts.

Mais quel régime de TVA choisir ? Pour éviter les mauvaises surprises de fin d’année et mieux lisser vos sorties de trésorerie, le site du net expert comptable conseille d’opter pour le régime « mini-réel ». Les déclarations de TVA seront alors à faire mensuellement.

Le passage en entreprise implique également des changements au niveau social. Vos charges sociales seront désormais calculées sur vos bénéfices, tout comme l’impôt sur le revenu. Point important : votre taux de charges sociales passera à 40% en moyenne en entreprise individuelle, si vous ne dépendez pas de caisses particulières comme la Maison Des Artistes.

Enfin, chaque année, vous serez obligé de tenir une comptabilité. Vous devrez notamment réaliser un bilan de fin d’année et déposer une liasse fiscale aux impôts.

Vous n’avez pas tout compris ? N’hésitez pas à vous faire accompagner par un cabinet d’expertise comptable pour faciliter vos démarches.

Crédit photo : Ashley Fisher

Auto-Entrepreneur en EIRL, quel intérêt ?

Voici un petit article technique, rédigé par auto-entrepreneur.fr pour No Cravate :

Lorsque vous envisagez de vous mettre à votre propre compte, il est important de vous interroger sur le statut juridique le plus adapté à votre projet.

Sachez qu’une activité peut être exercée sous deux formes juridiques : l’entreprise individuelle et la société. L’entreprise individuelle peut être une solution si vous souhaitez démarrer seul(e).

Une entreprise individuelle correspond à une activité économique développée par une personne physique, seule, en son nom propre. Cette personne, appelée le chef d’entreprise, affecte à l’activité un certain nombre de biens de son patrimoine personnel. La nature de l’activité exercée par le travailleur indépendant peut être de nature artisanale, commerciale, libérale ou encore agricole.

Le dispositif de  l’Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée (EIRL), est ouvert à tous les entrepreneurs individuels, y compris aux auto-entrepreneurs. (C.com, art. L. 526-6, al. 1er) La loi vise à permettre aux auto-entrepreneurs de conserver la simplicité de leur régime spécifique, tout en bénéficiant de la protection que leur procure la séparation de leur patrimoine.

Pourquoi choisir le régime EIRL ?

 

Le régime de l’EIRL permet de limiter les risques financiers en cas d’échec.

La responsabilité financière de l’entrepreneur est donc limitée à hauteur de la déclaration d’affectation de patrimoine déposée auprès d’un registre dédié tenu selon le type d’activité par les greffiers du tribunal de commerce, les chambres des métiers ou les chambres de l’agriculture. Pour les auto-entrepreneurs, et les professions libérales, le coût de la déclaration d’affectation du patrimoine s’élève à 56€ environ.

Le régime de l’EIRL est susceptible d’intéresser les auto-entrepreneurs qui s’inscrivent dans un véritable projet d’entreprise comme ceux qui contractent un emprunt ou ceux dont l’activité est potentiellement génératrice de mise en cause de leur responsabilité personnelle. Par exemple, pour les activités relevant de l’artisanat du bâtiment.

Les contraintes de l’EIRL

Si vous décidez d’opter pour le dispositif EIRL, vous êtes soumis à des obligations comptables relativement contraignantes :

– Ouvrir un ou plusieurs compte(s) bancaire(s) exclusivement dédié(s) à l’activité professionnelle visée par la déclaration d’affectation.

– Tenir une comptabilité autonome pour cette activité.

– Publier ses comptes annuels auprès du registre où a été déposée la déclaration d’affectation.

Quel régime fiscal pour l’auto-entrepreneur en EIRL ?

L’auto-entrepreneur en EIRL est assujetti à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) s’il est commerçant/artisan, des bénéfices non commerciaux (BNC) s’il est professionnel libéral.

Sachez que l’option de l’impôt pour les sociétés (IS) n’est pas ouverte au régime fiscal de la micro entreprise (CGI, nouv. art. 1655.) Ainsi, l’AERL (auto-entrepreneur à responsabilité limité), qu’il ait opté pour l’EIRL au début ou en cours d’activité, reste soumis au régime fiscal et social classique de l’auto-entrepreneur.

Les obligations qui pèsent sur les entrepreneurs individuels à responsabilité limité sont donc assez contraignantes, il n’est donc pas certain que l’auto-entrepreneur qui opte pour l’EIRL y trouve véritablement son compte : ce qu’il pourra gagner en sécurité, il est probable qu’il le perde en simplicité.
Plus d’informations sur auto-entrepreneur.fr

 

Crédit photo : Luxomedia

Devenir freelance, quelques conseils financiers avant de faire le grand saut

En secret, vous rêvez de passer freelance depuis un petit moment déjà, mais voilà, le risque, le salaire, l’URSAFF, les charges, les clients… C’est plus fort que vous, vous avez peur de finir ruiné, vous n’osez pas. Bonne nouvelle, cet article de FORBES, que nous avons résumé en français, devrait vous aider à sauter le pas…

4 employés sur 5 aspirent à devenir freelances et 36% de ceux qui sont freelances en plus de leur travail voudraient l’être à plein temps, selon une étude réalisée par Freelancers Union. Une statistique pas vraiment surprenante, compte tenu des avantages du freelancing, notamment de la flexibilité de l’emploi du temps (la 2e cause du choix du freelancing pour 42% des freelances interrogés, la première étant la possibilité de gagner plus d’argent).

Mais le freelance est aussi sujet à un revenu irrégulier, et trouver des clients n’est pas toujours évident, comme l’expliquent la moitié des participants au sondage.

Si vous êtes un CDI aspirant à la vie de freelance, mais que la peur d’une perte de revenus vous effraie, voilà quelques conseils qui devraient vous aider à surmonter votre peur financière

 

Avant de vous lancer en freelance, assurez vos arrières

 

Que vous vouliez devenir prof de yoga ou lancer une application mobile, gardez en tête que devenir freelance signifie lancer votre entreprise. Pour lancer une entreprise, vous devez garder un état d’esprit « business ». C’est important de ne pas l’oublier et de mettre en place des systèmes qui vous permettront d’assurer financièrement votre entreprise, sans que vous épuisiez votre énergie à stresser toute la journée sur des problèmes d’argent.

 

Constituez une épargne d’urgence

 

Mettez de côté l’équivalent de 6 mois de vie quotidienne (loyer, transports, alimentation…). En cas de problème, vous savez que vous avez de quoi vous retourner.

 

Réduisez vos risques financiers avant de démissionner

 

Pouvez-vous réduire votre temps de travail actuel de quelques heures et les utiliser pour trouver des clients ? Pouvez-vous effectuer quelques missions en freelance avant de démissionner, afin d’avoir déjà quelques clients ? Cela vous permettrait d’assurer un petit revenu de base dès le début de votre entreprise et de limiter votre risque financier…

 

Revoyez votre budget et mettez de côté ce dont vous avez besoin pour votre lancement en freelance

 

Diminuez les dépenses inutiles et prévoyez de quoi assurer votre vie quotidienne les deux-trois premiers mois (en plus de l’épargne d’urgence). Faites une estimation honnête de votre budget mensuel, une projection réaliste du temps qu’il vous faudra pour trouver suffisamment de clients pour couvrir ce budget. Ayez un chiffre concret en tête, 5000, 7000, 10 000€, si c’est ce qu’il vous faut pour vous lancer, mettez cet argent de côté (en plus de votre épargne d’urgence) !

Cette somme vous permet de vous lancer sans risque. Si votre carrière freelance ne décolle pas, vous aurez de quoi retomber sur vos pattes le temps de trouver un travail, il ne vous reste donc plus qu’une seule étape : la démission !

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