Créer son premier cours en ligne pour valoriser son expertise

Vous souhaitez créer votre propre cours en ligne mais vous avez encore des doutes ?  Découvrez les bonnes pratiques pour passer le cap !

Cet article a été rédigé à la suite de la Malt Academy Créer son premier cours en ligne pour valoriser son expertise assurée par Ivanne Poussier. Retrouvez la session complète sur notre chaine YouTube en suivant ce lien.

7 idées reçues. Démystifier la création de cours en ligne ! 

  1. C’est réservé à un expert reconnu déjà leader dans son secteur… Faux ! Votre notoriété n’a rien à voir avec votre légitimité. Vous pouvez créer un cours en ligne si vous remplissez les trois conditions suivantes : 
  • vous vous documentez pour être à jour sur votre sujet
  • vous surmontez le perfectionnisme 
  • vous allez à l’essentiel avec des exemples concrets et des conseils pratiques immédiatement applicables. 

Concernant les cours en ligne, l’audience cherche toujours du contenu frais et qui suit les actualités alors ne vous mettez pas des bâtons des les roues avant même d’essayer. 

  1. Il faut créer des heures de contenu… Faux 2.0, c’est sans doute même l’inverse qui s’applique. Soyez succinct, focus sur votre sujet, en évitant de vous perdre dans trop de détails ou exemples. Votre public vous remerciera. Si vous voulez que vos participants achètent vos différents cours et qu’ils le terminent, vous pourrez les  adapter plus rapidement en fonction des retours. 
  1. Je vais gagner plein d’argent facilement… Hmm, think again. Avant de vous lancer dans la production d’un cours en ligne et d’espérer un ROI quasi immédiat, posez-vous la question suivante : avez-vous déjà acheté un cours en ligne ? En quoi votre cours est-il différent des autres ? 

Certes, il ne faut pas partir sur le principe que personne n’achètera votre “produit”. Cela dit, un cours en ligne est avant tout une vitrine digitale de votre savoir-faire pédagogique, en plus d’être un atout pour votre réputation, au même titre qu’un livre ou un podcast. Un cours en ligne est un “produit d’appel” pour capturer des leads et promouvoir votre offre de services mais cela exige beaucoup de travail pour mettre en place un funnel qui convertisse de manière quasi automatique.

  1. Créer un cours en ligne coûte cher… Seulement si vous investissez dans un studio pro ou que vous vous lancez dans un tournage sur fond vert et des incrustations compliquées au montage, ce qui est fortement déconseillé ! Si vous venez de débuter, essayez plutôt de vous filmer sur un fond neutre dans un endroit où vous captez bien le son. Votre smartphone et un peu d’ingéniosité peuvent être vos meilleurs alliés quant à la création d’un cours en ligne. Au début, vous allez investir surtout du temps, pas de l’argent. 
  1. Il faut héberger son cours sur une plateforme payante. On parle du votre premier cours en ligne, alors non, ce n’est pas nécessairement le cas. YouTube et Instagram sont deux plateformes gratuites que vous pouvez utiliser pour héberger vos cours. Si vous voulez aller un peu plus loin, envoyez  des séquences de mails avec une redirection vers votre compte Cloud où vous hébergez vos vidéos. Tentez également Udemy, une plateforme qui vous permet d’héberger vos vidéos, fiches outils et articles. En contrepartie, cette marketplace prélève une commission sur les ventes. À vous de choisir où vous voulez stocker vos vidéos de cours pour commencer. 
  1. Les personnes inscrites vont suivre mon cours jusqu’au bout… Dans un monde parfait, oui. Néanmoins, un cours gratuit en ligne a un taux de visualisation entre 5-10% sur le total d’inscrits. Pas énorme, non ? Prenez ces trois aspects en considération pour augmenter ce taux à votre faveur : 
  • soignez davantage le début du cours que la fin, car statistiquement c’est ce qui sera le plus “consommé”. 
  • élaborez un plan ultra clair et logique, pour faciliter la navigation “à la carte”
  • s’il s’agit d’un cours payant, tenez bon sur le prix de vente et ne sous-estimez pas sa value. Du côté client, plus un participant paye, plus il s’investit dans le suivi du cours. 
  1. Finalement, ce n’est pas pour vous ! Et si ça l’était ? Inspirez-vous des autres et ayez confiance en vous. Tant que vous avez un message à transmettre et pensez que votre cours apporte quelque chose de nouveau et d’intéressant, laissez les préjugés de côté et lancez-vous ! 

Ciblez votre sujet : votre expertise unique mérite un angle original

Au revoir les idées reçues, il est l’heure de présenter votre sujet. La forme de votre contenu, le fonds ainsi que le temps que vous allez consacrer à votre cours sont des éléments essentiels à prendre en considération. 

Prenons l’exemple d’un sujet très actuel : les outils d’automatisation des tâches. Imaginons trois angles de présentation, selon votre cible. 

  • Vulgarisation. Vous vous adressez à un public qui connaît peu (ou pas du tout) le sujet en question, c’est-à-dire que votre cible est au stade de la prise de conscience. Sous cet angle, votre positionnement est celui d’expert repère. Ce type de contenu vous aide à monter en notoriété et à construire votre audience, mais n’est pas approprié pour rentrer dans les détails et répondre à un problème précis. Sous cet angle, votre cours devrait prendre entre 10 et 20 minutes. 
  • Initiation pas à pas. Pour ce type de contenu, votre public a déjà une base et sait délimiter le sujet mais requiert plus de précision. Vous vous trouvez dans un positionnement d’expert coach. En précisant finement votre cible et votre cas d’usage, vous recevrez des feedbacks potentiellement plus intéressant, voire des demandes de prestations de coaching individuel sur-mesure. La durée de votre cours est dans ce cas serait de 30 minutes – 1 heure. 
  • Méthode clés en main. En tant qu’expert conseiller, vous modélisez votre savoir-faire, et démontrez une expertise pointue. Le cours en ligne joue alors pleinement le rôle de produit d’appel pour des services à forte valeur ajoutée. Libre à vous de packager une offre combinant cours en ligne et formation en salle par exemple. Votre cours peut varier entre 1h et 2h. 

Filmez-vous (ou pas) : adaptez le format de vidéo à votre pédagogie

Un cours en ligne exige une vidéo. Il y a plusieurs manières de rendre votre contenu attractif et vous faire sentir à l’aise. 

  • Face caméra. Oui, c’est vous la star de la présentation. Ce type de vidéo constitue ce que l’on appelle un exposé magistral, comme dans un cours magistral (ah, les bons souvenirs de la fac…). Pratiquez vos gestes, vos expressions faciales ainsi que votre discours pour mieux argumenter votre props. Ce type de vidéo ne doit pas être très long, par contre, cela requiert beaucoup de temps et skills en montage. Alors, 3,2,1, gros sourire, la caméra roule ! 
  • Schéma au tableau. Vous n’êtes pas un fan de la caméra ? Pas de problème. Vous pouvez vous en servir d’un tableau blanc et un stylo-feutre / sharpie pour votre vidéo. Cet exposé linéaire progressif implique une démonstration schématique. Utilisez donc des flèches, des bullet points, des graphiques, tout pour rendre le parcours cohérent et intelligible. Enregistrez votre voix en fond pour ajouter une touche personnelle. 
  • Screencast avec voix-off. Pour ce type d’exposé illustré, il suffit de capturer votre écran d’ordinateur et ensuite d’utiliser la voix-off seule ou en vous filmant en encart avec la webcam. Cette vidéo ne requiert pas beaucoup de temps en montage et, en plus est très appréciée par les apprenants qui appliquent plutôt le learning by doing.

Déclinez un plan : divisez vos contenus en courtes capsules

Partons sur cette idée : 1 vidéo = 1 objectif. Vous pouvez créer un plan détaillé pour concentrer vos arguments et exemples, ainsi qu’avoir une timeline bien définie. Une fois que le plan est clair pour vous, n’hésitez pas à l’inclure dans votre cours pour que les participants sachent à quoi s’atteindre. 

Adoptez la stratégie de la pyramide inversée : 

  • mettez le paquet au début du cours avec des vidéos face caméra
  • continuez avec des screencasts
  • finissez par des contenus pédagogiques plus léger à produire : articles, exercices, fiches à télécharger de type checklist ou templates…

Cette approche rend le cours plus logique et facile à suivre. 

Créez votre studio. Adoptez l’équipement minimal pour débuter

Oubliez les trois réflecteurs, le ventilateur pour vos cheveux, les microphones placés stratégiquement pour capter le son de partout. Gardez votre studio minimal, surtout au début. 

La qualité d’une vidéo se mesure d’abord à la qualité du son ! Investissez dans un micro filaire, le résultat sera net supérieur à un enregistrement avec votre ordinateur ou votre téléphone. Mettez vos appareils en mode avion pour éviter les bruits intempestifs. Enfin, amortissez la diffusion du son en utilisant coussins, canapé, tapis… Voire des panneaux muraux absorbants de studio.

Pour être sûr(e) de la qualité du son, évitez à tout prix les environnements bruyants, la climatisation et la ventilation. Attention si vous débranchez et rebranchez le micro filaire sur le smartphone pour vous déplacer (risque de faux contact avec l’embout TRRS et de modification du cadrage). 

Pour la vidéo, tout dépend du format. Pour une vidéo en screencast, vous pouvez utiliser la webcam de votre ordinateur et un kit main libres pour le son. Servez-vous de l’éclairage naturel du jour et utilisez un fond ambiant. Pour le cadrage, utilisez un gros plan.

La vidéo face à la caméra est un peu plus tricky mais pas impossible. Nous vous conseillons plutôt d’utiliser votre smartphone et un grip et trépied pour bien fixer l’image sur vous. Pour le son, misez sur un micro cravate de 6m. Mêmes conseils pour l’éclairage et le fond, par contre, en termes de cadrage, fixez-le au niveau de votre poitrine ou taille. Vous pouvez  également prendre un assistant, surtout au premier tournage, pour guider vos gestes et expressions. 

Cet article a été réalisé à la base du webinaire Malt Academy “Créer son premier cours en ligne pour valoriser son expertise” animé par Ivanne Poussier, Consultante Digital Learning en freelance. 

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